BEIJING, 24 janvier
(Xinhua) -- Les six pays ont abouti à un consensus sur les principaux
éléments d'un projet de résolution des Nations unies sur le problème
nucléaire iranien, selon lequel, toutes les parties devront continuer les
efforts diplomatiques et résoudre ce problème par le biais des
négociations.
Les ministres des Affaires étrangères de la Chine,
des Etats- Unis, de la Russie, de la Grande-Bretagne, de la France et de
l'Allemagne ont eu des entretiens mardi à Berlin concernant le
problème nucléaire iranien.
Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des
A.E., a dit lors d'une conférence de presse tenue jeudi que le consensus
était le résultat des négociations et des discussions entre les six
parties.
Le projet de résolution salue aussi les progrès
obtenus par l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
sur la résolution de problèmes non encore résolus tout en les
encourageant à continuer ce travail, a ajouté Jiang.
Elle a appelé toutes les parties concernées à
renforcer les efforts diplomatiques et à trouver un moyen créatif pour
briser l'impasse afin de résoudre ce problème de façon globale et
appropriée.
D'après Jiang, le projet de résolution sera soumis
au Conseil de Sécurité de l'Onu avant d'être discuté par tous les membres
du Conseil de Sécurité.
Elle a aussi appelé la communauté internationale à
déployer davantage d'efforts diplomatiques en ce moment crucial de
recherche d'une solution au problème nucléaire iranien.
D'après le ministre russe des Affaires étrangères
Sergei Lavrov, le projet de résolution envisage des mesures suplémentaires
contre l'Iran, mais il ne s'agit pas de sanctions sévères.
Le projet de résolution confirme clairement que si
l'Iran est d'accord avec les propositions avancées par les six pays, des
négociations directes seront lancées sur tous les problèmes du
programme nucléaire iranien -- les négociations directes regroupant
les six pays et les Etats-Unis, a révélé Lavrov.
L'impasse diplomatique entre l'Iran et l'Occident a
commencé il y a six ans quand ce dernier a soupçonné que les travaux
nucléaires de Téhéran était une couverture pour un programme
d'armements atomiques.
Jusqu'à présent, le Conseil de Sécurité de l'Onu a
déjà adopté deux résolutions, une en décembre 2006 et l'autre en mars
2007, pour forcer l'Iran à cesser toutes ses activités d'enrichissement
de l'uranium et à abandonner ses programmes nucléaires.