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L'administration Bush a fait des centaines de fausses déclarations pour entrer en guerre contre l'Irak
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L'administration Bush a fait des centaines de fausses déclarations pour entrer en guerre contre l'Irak
  2008-01-24 08:55:29  

     WASHINGTON, 23 janvier (Xinhua) -- Le président américain  George W. Bush et les hauts officiels de son administration ont  fait des centaines de fausses déclarations sur les menaces de  sécurité en Irak pour obtenir le soutien de l'opinion publique et  pouvoir entrer en guerre contre le régime de Saddam Hussein,  montre une étude menée par deux organisations journalistiques non  lucratives publiée mardi. 

     L'étude a été conduite pat le Centre pour l'intégrité publique  et le Fonds pour l'indépendance dans le journalisme. 

     Les fausses déclarations faisaient "parties d'une campagne  orchestrée qui a efficacement galvanisé l'opinion publique et,  dans le processus, mené le pays à la guerre grâce à des faux  prétextes résolument avancés," souligne l'étude. 

     Dans les deux années qui ont suivi les attentats du 11  septembre, M. Bush et son administration ont affirmé à 532  occasions au moins que l'Irak possédait des armes de destruction  massive ou essayait de les obtenir ou avait des liens avec al- Qaïda. On sait à l'heure actuelle qu'aucune de ces déclarations  n'a été prouvée. 

     A lui seul, M. Bush a fait 259 fausses déclarations, suivi de  l'ancien secrétaire d'Etat, Collin Powell, avec 244. 

     Sur la liste des deux organisations se trouvent également: le  vice-président Dick Cheney, la conseillère de la sécurité  nationale, Condoleezza Rice, l'ancien secrétaire à la Défense,  Donald H. Rumsfeld, l'ancien secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, et les anciens secrétaires de presse à la Maison  Blanche, Ari Fleischer et Scott McClellan. 

     Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel, a refusé de commenter cette étude mais a réitéré que l'ancien président  irakien, Saddam Hussein, était une menace. 

     "Les actions prises en 2003 étaient fondées sur le jugement  collectif des agences de renseignement du monde," a ajouté M.  Stanzel.