WASHINGTON, 23 janvier (Xinhua) -- Le président
américain George W. Bush et les hauts officiels de son administration ont
fait des centaines de fausses déclarations sur les menaces de
sécurité en Irak pour obtenir le soutien de l'opinion publique et
pouvoir entrer en guerre contre le régime de Saddam Hussein, montre
une étude menée par deux organisations journalistiques non lucratives
publiée mardi.
L'étude a été conduite pat le Centre pour
l'intégrité publique et le Fonds pour l'indépendance dans le
journalisme.
Les fausses déclarations faisaient "parties d'une
campagne orchestrée qui a efficacement galvanisé l'opinion publique et,
dans le processus, mené le pays à la guerre grâce à des faux
prétextes résolument avancés," souligne l'étude.
Dans les deux années qui ont suivi les attentats du
11 septembre, M. Bush et son administration ont affirmé à 532
occasions au moins que l'Irak possédait des armes de destruction
massive ou essayait de les obtenir ou avait des liens avec al- Qaïda.
On sait à l'heure actuelle qu'aucune de ces déclarations n'a été
prouvée.
A lui seul, M. Bush a fait 259 fausses déclarations,
suivi de l'ancien secrétaire d'Etat, Collin Powell, avec 244.
Sur la liste des deux organisations se trouvent
également: le vice-président Dick Cheney, la conseillère de la sécurité
nationale, Condoleezza Rice, l'ancien secrétaire à la Défense,
Donald H. Rumsfeld, l'ancien secrétaire adjoint à la Défense,
Paul Wolfowitz, et les anciens secrétaires de presse à la Maison
Blanche, Ari Fleischer et Scott McClellan.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel,
a refusé de commenter cette étude mais a réitéré que l'ancien président
irakien, Saddam Hussein, était une menace.
"Les actions prises en 2003 étaient fondées sur
le jugement collectif des agences de renseignement du monde," a ajouté
M. Stanzel.