MOSCOU, 23 janvier (Xinhua) -- La nouvelle
résolution des Nations Unies sur le problème nucléaire iranien prévoit de
nouvelles mesures contre le pays, mais ne comprend aucune
sanction sévère, a annoncé mercredi le ministre russe des Affaires
étrangères Sergueï Lavrov.
Le texte prévoit "des mesures supplémentaires" mais
pas de sanctions sévères, a indiqué M. Lavrov, après les entretiens
entre six pays sur le programme nucléaire iranien tenus mardi à
Berlin.
"Ces mesures sont formulées comme des appels à tous
les pays à être vigilants en développant des relations différentes avec
l'Iran, afin de ne pas permettre des violations du régime de
non- prolifération", a déclaré M. Lavrov, cité par l'agence de presse
Itar-Tass.
"C'est très important que le rôle du Conseil de
sécurité des Nations Unies préserve le régime de non-prolifération d'armes
nucléaires", a souligné M. Lavrov.
Les ministres des Affaires étrangères des
Etats-Unis, de l'Allemagne, de Chine, de France, du Royaume-Uni et de
Russie ont accepté mardi à Berlin un projet de résolution visant à forcer
l'Iran à arrêter ses activités d'enrichissement d'uranium.
Le projet sera soumis au Conseil de sécurité de
l'ONU au cours des semaines à venir.
Le projet "confirme que si l'Iran accepte les
propositions des six pays, les négociations directes seront lancées pour
résoudre les problèmes sur le problème nucléaire iranien", a précisé M.
Lavrov.
L'impasse diplomatique entre l'Iran et l'Ouest a
commencé il y a six ans, du fait que la communauté internationale
soupçonne l'Iran de poursuivre en secret un programme d'armes
atomiques.
Jusqu'à présent, le Conseil de sécurité de
l'ONU a adopté deux résolutions, à savoir la résolution 1737 (décembre 2006)
et la résolution 1747 (mars 2007) pour forcer l'Iran à
suspendre ses activités d'enrichissement de l'uranium et à
abandonner ses programmes nucléaires.