BUCAREST, 22 janvier (Xinhua) -- La solution de la
question du Kosovo doit se conformer aux principes du droit international
en vigueur, a déclaré mardi le ministre roumain des Affaires
étrangères Adrian Cioroianu.
Le chef de la diplomatie roumaine a réitéré la
position de son pays concernant le statut de la province du Kosovo,
pendant les discussions avec le ministre serbe des AE, Vuk Jeremic, qui
effectue une visite à Bucarest.
"Nous ne reconnaîtrons pas une éventuelle
indépendance du Kosovo, tant qu'elle ne sera pas conforme aux principes
mentionnés ", a dit M. Cioroianu.
Selon M. Cioroianu, la Roumanie continuera à
soutenir en 2008 l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne (UE) et lui
offrira l'assistance dont elle a besoin dans la relation avec cet
organisme.
"La Serbie doit apartenir pour de vrai à la famille
européenne, car là-bas est sa place. Nous estimons que l'année 2008 sera
une année très importante pour l'adhésion irréversible de la Serbie à
l'Union européenne. La Roumanie soutiendra sans réserves la Serbie et
elle tentera de partager avec elle l'expérience dont elle dispose dans la
relation avec l'UE", a précisé M. Cioroianu.
M. Cioroianu a adressé l'invitation à Vuk Jeremic à
l'occasion de la rencontre qu'ils ont eue la semaine dernière, à Madrid,
en marge du Forum de l'Alliance des Civilisations, l'entretien
portant sur des aspects de la coopération bilatérale, l'avenir du
Kosovo et les élections de Serbie.
À l'occasion de la réunion trilatérale d'Athènes à
la fin de décembre dernier des ministres des AE de Roumanie, Bulgarie et
Grèce, M. Cioroianu a réitéré l'intérêt de son pays pour le
règlement du dossier du Kosovo en conformité avec les principes
du droit international.
Lors de la visite effectuée par le chef de la
diplomatie roumaine la semaine dernière à Paris, Adrian Cioroianu a
présenté "les réserves" de la Roumanie vis-à-vis d'une éventuelle
indépendance du Kosovo, qui pourrait déclencher "une avalanche" dans
d'autres régions tentées par le séparatisme.
Le ministre roumain a également mentionné le
risque de "créer un précédent qui pourrait avoir des conséquences dans
d'autres zones situées à la frontière de l'UE" dont la
Transnistrie, région séparatiste majoritairement russophone de la République
de Moldavie, la Bosnie-Herzégovine, avec une république serbe
à l'intérieur de ses frontières, ou le nord du Kosovo, habité par
des Serbes qui pourraient être tentés par l'indépendance envers
Pristina.