NAIROBI, 21 janvier (Xinhua) -- L'équipe des Nations
Unies au Kenya a fait état d'attaques ethniques continues et de besoins
humanitaires croissants pour les personnes déplacées par la violence
qui a éclaté après les résultats des élections présidentielles, il y a
trois semaines.
"Au cours du week-end, 10 personnes ont été
tailladées à mort lors de violences ethniques à Kericho, Nakuru, Nairobi
et Mombasa et des dizaines de maisons ont été mises à feu. Le pire
incident a eu lieu à Kipkelion (Kericho) où 6 personnes ont été tuées et 50
maisons brûlées dans la nuit du samedi 19 janvier", indique un
communiqué de l'équipe de l'ONU au Kenya publié lundi.
Alors que Nakuru accueille tous les jours au moins
1.000 nouvelles personnes fuyant la crise dans le nord de la vallée du
Rift, le personnel humanitaire a de plus en plus de difficulté à
assurer le logement et le stockage des denrées alimentaires en
raison des récentes pluies.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (HCR) a entamé la distribution de kits familiaux, de trousses
hygiéniques et de matériel sanitaire, notamment 100 tonnes en
provenance de ses stocks entreposés à Dubaï.
La Croix-Rouge kenyane, qui estime qu'environ
116.000 personnes sont déplacées dans la région du nord du Rift, prépare
avec le Programme alimentaire mondial (PAM) une distribution de rations
pour un mois. Dans la région de Nakuru, le PAM a aussi envoyé un
premier chargement qui doit arriver lundi à Mombasa. Par ailleurs, 8
camions transportant 188 tonnes de denrées doivent rejoindre les zones
d'Eldoret et de Kisumu.
A Nairobi, une troisième distribution alimentaire
devrait parvenir à 12.000 foyers, soit environ 72.000 personnes habitant
les bidonvilles, d'ici la fin de la semaine.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance
(UNICEF) se préoccupe pour sa part de l'éducation, car beaucoup d'enseignants
n'ont pas rejoint leur poste, des écoles ont été pillées ou brûlées, et
de nombreuses familles ont du quitter leurs maisons. L'agence
envoie des tentes et des kits pour permettre aux écoles
provisoires d'accueillir les enfants déplacés.