BOGOTA, 19 janvier (Xinhua) -- Le président
colombien Alvaro Uribe a annoncé samedi qu'il avait réactivé la médiation
de la France, de l'Espagne et de la Suisse dans les négociations sur la
libération des otages retenus par les Forces armées révolutionnaires
de Colombie (FARC).
"Nous avions suspendu la médiation des délégués de
la Suisse, de l'Espagne et de la France il y a quelques mois. Nous l'avons
réactivée il y a trois jours", a déclaré le président Uribe lors
d'une réunion publique à Vistahermosa, dans le département du
Meta (centre).
Le chef de l'Etat colombien envisge de se rendre
dimanche en France, en Belgique, en Espagne et en Suisse pour expliquer la
politique de son pays à l'égard des FARC, le premier groupe rebelle
de Colombie.
Le président Uribe a en outre appelé ces trois pays
européens à soutenir le rôle de médiateur de l'Eglise catholique
colombienne.
Les FARC avaient proposé un échange de 500
guérilleros prisonniers contre 45 otages, dont la Franco-Colombienne
Ingrid Betancourt et trois Américains, ce qui a été rejeté par le
gouvernement colombien, arguant que cela ne pourra qu'encourager la
guérilla à enlever davantage de personnes et saper le moral des forces de
l'ordre.
Les FARC ont libéré deux otages, Clara Rojas,
l'assistante d'Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence, et
l'ancienne légistatrice, Consuelo Gonzalez, le 10 janvier dernier.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner
a déclaré un jour après la libération des deux otages que les envoyés de
la France, de l'Espagne et de la Suisse étaient "déjà partis" pour
la Colombie dans le but de reprendre des contacts avec les FARC.
Depuis leur formation en 1964, les FARC
poursuivent une guérilla contre le gouvernement, et effectuent l'enlèvement
de civils et de législateurs depuis 10 ans.