PARIS, 18 janvier (Xinhua)
-- Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi que le monde
entrerait dans une "ère de puissance relative", un monde "multipolaire",
dont l'Union européenne pourrait devenir l'un des pôles les plus
actifs.
(Photo: Xinhua/AFP)
"Nous sommes entrés, sans doute pour les trois ou
quatre décennies à venir, dans une ère de puissance relative.
L'émergence économique et politique de la Chine, de l'Inde, du Brésil, le
retour de la Russie créent les conditions objectives d'un nouveau
concert des grandes puissances, d'un monde multipolaire dont l'Union
européenne pourrait devenir progressivement l'un des pôles les plus actifs,
si elle en a la volonté", a indiqué le président Sarkozy dans son
allocution à l'occasion des traditionnels voeux au corps diplomatique
étranger à Paris.
(Photo: Xinhua/AFP)
"Entre ces grandes puissances du XXIe siècle, il
reste à inventer des relations, des institutions, leur permettant d'agir
efficacement pour le bien commun de l'humanité. Les notions d'ennemi
ou d'adversaire n'ont plus cours entre elles. Toute la question est de
savoir s'il est possible de faire prévaloir sur les idées de concurrence,
de rivalité, celle de partenariat responsable", a ajouté le président
français.
Il a appelé à un "ordre nouveau, mieux adapté à
notre monde globalisé et aux défis à relever, où tous les Etats, grands et
petits, auront le sentiment que leurs intérêts sont équitablement
pris en compte".
Pour le président Sarkozy, deux défis
contribueraient à " structurer la société internationale du XXIe siècle":
le changement climatique qui menace l'avenir même de la Planète, le
retour du religieux dans la plupart des sociétés.
Le président a noté qu'il a voulu "situer, nettement
et franchement, la France au sein de sa famille occidentale", et
introduire dans la politique étrangère française une "diplomatie de
réconciliation". La France doit dialoguer avec tout le monde, rechercher
avec "opiniâtrie et pragmatisme" à réduire les facteurs de tension et à
progresser vers des solutions de paix, selon lui.
Il a également prôné la "diversité" et la
"réciprocité" dans la politique étrangère, ainsi que la construction d'un
ordre mondial "adapté à l'émergence de puissances nouvelles" et capable de
traiter efficacement les défis du nouveau siècle.
Il a également proposé aux principaux acteurs
économiques dans le monde, anciens et nouveaux, de mener une "concertation
étroite et discrète" pour traiter sérieusement les deux grandes
faiblesses du système économique international : la relation entre les
principales monnaies et l'absence de transparence et de règles
suffisamment contraignantes pour les fonds et produits financiers
qui peuvet être "en cas d'accident, une menace grave pour le
monde entier".