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Le président français voit un monde de "puissance relative"
  2008-01-19 09:25:56  

     PARIS, 18 janvier (Xinhua) -- Le président français Nicolas  Sarkozy a déclaré vendredi que le monde entrerait dans une "ère de puissance relative", un monde "multipolaire", dont l'Union  européenne pourrait devenir l'un des pôles les plus actifs. 

(Photo: Xinhua/AFP)

     "Nous sommes entrés, sans doute pour les trois ou quatre  décennies à venir, dans une ère de puissance relative. L'émergence économique et politique de la Chine, de l'Inde, du Brésil, le  retour de la Russie créent les conditions objectives d'un nouveau  concert des grandes puissances, d'un monde multipolaire dont  l'Union européenne pourrait devenir progressivement l'un des pôles les plus actifs, si elle en a la volonté", a indiqué le président  Sarkozy dans son allocution à l'occasion des traditionnels voeux  au corps diplomatique étranger à Paris. 

(Photo: Xinhua/AFP)

     "Entre ces grandes puissances du XXIe siècle, il reste à  inventer des relations, des institutions, leur permettant d'agir  efficacement pour le bien commun de l'humanité. Les notions  d'ennemi ou d'adversaire n'ont plus cours entre elles. Toute la  question est de savoir s'il est possible de faire prévaloir sur  les idées de concurrence, de rivalité, celle de partenariat  responsable", a ajouté le président français. 

     Il a appelé à un "ordre nouveau, mieux adapté à notre monde  globalisé et aux défis à relever, où tous les Etats, grands et  petits, auront le sentiment que leurs intérêts sont équitablement  pris en compte". 

     Pour le président Sarkozy, deux défis contribueraient à " structurer la société internationale du XXIe siècle": le  changement climatique qui menace l'avenir même de la Planète, le  retour du religieux dans la plupart des sociétés. 

     Le président a noté qu'il a voulu "situer, nettement et  franchement, la France au sein de sa famille occidentale", et  introduire dans la politique étrangère française une "diplomatie  de réconciliation". La France doit dialoguer avec tout le monde,  rechercher avec "opiniâtrie et pragmatisme" à réduire les facteurs de tension et à progresser vers des solutions de paix, selon lui. 

     Il a également prôné la "diversité" et la "réciprocité" dans la politique étrangère, ainsi que la construction d'un ordre mondial  "adapté à l'émergence de puissances nouvelles" et capable de  traiter efficacement les défis du nouveau siècle.  

     Il a également proposé aux principaux acteurs économiques dans  le monde, anciens et nouveaux, de mener une "concertation étroite  et discrète" pour traiter sérieusement les deux grandes faiblesses du système économique international : la relation entre les  principales monnaies et l'absence de transparence et de règles  suffisamment contraignantes pour les fonds et produits financiers  qui peuvet être "en cas d'accident, une menace grave pour le monde entier".