NAIROBI, Jan. 17 (Xinhua) -- Au moins 1.000
personnes ont été tuées dans les violences au Kenya depuis l'élection
présidentielle du 27 décembre dernier, a prétendu jeudi l'opposition du
pays.
Selon les chiffres des autorités kenyanes, les
violences ont fait plus de 600 morts et 255.000 personnes déplacées.
Raila Odinga, leader du Mouvement démocratique
orange (ODM) et principal adversaire du président Mwai Kibaki dans la
présidentielle, a indiqué lors d'une conférence de presse à Nairobi
que la plupart des victimes avaient été tuées par balles.
"Ces personnes ont été abattues sur l'ordre du
gouvernement", a affirmé M. Odinga, qui était arrivé au deuxième dans
l'élection selon la Commission électorale.
Il a tenu ces propos lorsque les manifestations
nationales de trois jours lancées par son parti entraient dans le deuxième
jour.
Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans
les manifestations de l'opposition à Kisumu, fief de l'opposition
dans l'ouest du Kenya.
Jeudi, le porte-parole du gouvernement
kenyan, Alfred Mutua, a réaffirmé la position du président Kibaki selon
laquelle l'opposition devait porter plainte à la cour et que
l'administration "est très ouvert au dialogue".