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CAIRE, 15 janvier (Xinhua) -- L'Egypte et la Turquie ont demandé mardi une
solution pacifique à la question du nucléaire iranien, dans l'impasse,
mettant en garde contre le recours à la force, a rapporté l'agence de
presse officielle égyptienne MENA.
A une conférence de presse conjointe avec le
président turc en visite Abdullah Gül, le président égyptien Hosni
Moubarak a indiqué ne pas connaître les détails du dossier nucléaire
iranien, en commentant les remarques du président américain George W. Bush
qui a jugé que l'Iran constituait une menace pour la région.
Si le dossier du nucléaire iranien est une menace,
il doit être géré pacifiquement et le recours à la force n'est pas
nécessaire, d'autant que cela aurait de graves conséquences pour la région
et le monde, selon Moubarak.
De son côté, Gül a souligné que les problèmes entre
les pays devaient être résolus par des moyens diplomatiques.
La Turquie soutient l'utilisation du nucléaire civil
et elle est contre les armes de destruction massive, a ajouté Gül.
Dans un discours sur sa politique prononcé dimanche
après-midi aux Emirats arabes unis, Bush a déclaré : "L'Iran est
aujourd'hui le principal Etat à parrainer le terrorisme dans le
monde".
Les Etats-Unis accusent l'Iran de tenter de mettre
au point des armes nucléaires sous couvert d'un programme nucléaire civil.
L'Iran a nié ces accusations et soutient que son programme nucléaire
est pacifique.
Après plus de quatre ans
d'enquête, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est toujours pas
capable de déterminer si le programme nucléaire de Téhéran est pacifique ou
non.