
(Photo: Xinhua)
RIYAD, 14 janvier (Xinhua) -- Le président français
Nicolas Sarkozy a quitté lundi matin l'Arabie saoudite au terme de deux
jours de visite, jugée par les analystes locaux comme "centrée sur la
coopération économique et énergétique" plutôt que sur la situation de
sécurité.
Les affaires commerciales et économiques étaient
l'une des priorités de l'ordre du jour des discussions de la visite de M.
Sarkozy dans ce royaume important du Golfe, contrastant avec la
visite quelques heures plus tard à Riyad effectuée par son homologue
américain George W. Bush, qui s'est elle concentrée sur les thèmes de la
sécurité, ont indiqué les analystes locaux.
M. Sarkozy, accompagné d'une délégation composée
d'une vingtaine d'hommes d'affaires français et plusieurs ministres,
est arrivé dimanche en Arabie saoudite, pays riche en or noir, afin
de démarrer sa première tournée dans la région du Golfe depuis son
accession au pouvoir en mai 2007, qui l'amènera encore au Qatar
et aux Emirats arabes unis (EAU).
Au cours de son séjour à Riyad, M. Sarkozy et le roi
saoudien Abdallah ont signé quatre accords de coopération, dont l'un
portant sur l'élargissement de coopération sur les plans pétrolier et
gazier, deux autres en faveur de formations universitaires et
professionnelles en France et le quatrième favorable à
l'ouverture d'"un dialogue politique" entre les deux pays.
Parallèlement, les deux
responsables ont passé en revue une série de contrats relatifs à la
défense, aux transports aériens et ferroviaires ainsi qu'à la construction
de centrales hydrauliques électriques d'une valeur de quelque 58,4
milliards de dollars.

(Photo: Xinhua)
M. Sarkozy a promis aux entreprises françaises de
gros contrats conclus avec Riyad "dans les semaines et les mois à venir",
en marge d'une rencontre avec les dirigeants économiques des deux
pays.
Selon les médias locaux, la visite de M. Sarkozy
visait notamment à promouvoir la coopération commerciale et économique
entre la France et l'Arabie saoudite et à remporter davantage
d'opportunités d'investissements aux entreprises françaises
implantées sur le territoire saoudien, la plus grande puissance
économique parmi les six pays membres du Conseil de coopération
du Golfe (CCG).
Avant de partir pour Doha, la capitale qatariote, M.
Sarkozy a proposé à l'Arabie saoudite les services du Commissariat
français à l'énergie atomique (CEA) pour explorer les possibilités dans le
domaine de l'usage de nucléaire civil.
Seulement quelques heures après le départ de M.
Sarkozy de la capitale saoudienne, le président américain George W. Bush
est arrivé lundi après-midi à Riyad, après avoir quitté les EAU.
Comme M. Sarkozy, il s'agit du premier voyage de M.
Bush en Arabe saoudite depuis son entrée en fonctions en 2001.
Selon les analystes locaux, il semble que M. Sarkozy
ait laissé les affaires de défense et de sécurité au président américain,
malgré la ferme opposition commune des deux présidents aux
programmes nucléaires iraniens.
"L'Iran est le principal Etat finançant le
terrorisme", a déclaré M. Bush à Abou Dhabi.
Il a souligné que l'Iran constitue une menace à la
sécurité internationale, appelant les alliés arabes des Etats-Unis à unir
leurs efforts afin de contenir le danger "avant qu'il ne soit
trop tard".
Le président sarkozy, partageant néanmoins les même
inquiétudes que le président Bush, a opté pour "les affaires souples" avec
les responsables saoudiens et laisser "les problèmes épineux" à M.
Bush qui préfère parler à voix haute contre l'Iran, la Syrie et
la milice chiite du Hezbollah, ont ajouté les analystes.