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La visite de Sarkozy en Arabie saoudite centrée sur la coopération économique
  2008-01-15 14:35:06  

(Photo: Xinhua)

     RIYAD, 14 janvier (Xinhua) -- Le président français Nicolas  Sarkozy a quitté lundi matin l'Arabie saoudite au terme de deux  jours de visite, jugée par les analystes locaux comme "centrée sur la coopération économique et énergétique" plutôt que sur la  situation de sécurité. 

     Les affaires commerciales et économiques étaient l'une des  priorités de l'ordre du jour des discussions de la visite de M.  Sarkozy dans ce royaume important du Golfe, contrastant avec la  visite quelques heures plus tard à Riyad effectuée par son  homologue américain George W. Bush, qui s'est elle concentrée sur  les thèmes de la sécurité, ont indiqué les analystes locaux. 

     M. Sarkozy, accompagné d'une délégation composée d'une  vingtaine d'hommes d'affaires français et plusieurs ministres, est arrivé dimanche en Arabie saoudite, pays riche en or noir, afin de démarrer sa première tournée dans la région du Golfe depuis son  accession au pouvoir en mai 2007, qui l'amènera encore au Qatar et aux Emirats arabes unis (EAU). 

     Au cours de son séjour à Riyad, M. Sarkozy et le roi saoudien  Abdallah ont signé quatre accords de coopération, dont l'un  portant sur l'élargissement de coopération sur les plans pétrolier et gazier, deux autres en faveur de formations universitaires et  professionnelles en France et le quatrième favorable à l'ouverture d'"un dialogue politique" entre les deux pays. 

     Parallèlement, les deux responsables ont passé en revue une  série de contrats relatifs à la défense, aux transports aériens et ferroviaires ainsi qu'à la construction de centrales hydrauliques  électriques d'une valeur de quelque 58,4 milliards de dollars. 

(Photo: Xinhua)

     M. Sarkozy a promis aux entreprises françaises de gros contrats conclus avec Riyad "dans les semaines et les mois à venir", en  marge d'une rencontre avec les dirigeants économiques des deux  pays. 

     Selon les médias locaux, la visite de M. Sarkozy visait  notamment à promouvoir la coopération commerciale et économique  entre la France et l'Arabie saoudite et à remporter davantage  d'opportunités d'investissements aux entreprises françaises  implantées sur le territoire saoudien, la plus grande puissance  économique parmi les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). 

     Avant de partir pour Doha, la capitale qatariote, M. Sarkozy a  proposé à l'Arabie saoudite les services du Commissariat français  à l'énergie atomique (CEA) pour explorer les possibilités dans le  domaine de l'usage de nucléaire civil. 

     Seulement quelques heures après le départ de M. Sarkozy de la  capitale saoudienne, le président américain George W. Bush est  arrivé lundi après-midi à Riyad, après avoir quitté les EAU. 

     Comme M. Sarkozy, il s'agit du premier voyage de M. Bush en  Arabe saoudite depuis son entrée en fonctions en 2001. 

     Selon les analystes locaux, il semble que M. Sarkozy ait laissé les affaires de défense et de sécurité au président américain,  malgré la ferme opposition commune des deux présidents aux  programmes nucléaires iraniens. 

     "L'Iran est le principal Etat finançant le terrorisme", a  déclaré M. Bush à Abou Dhabi. 

     Il a souligné que l'Iran constitue une menace à la sécurité  internationale, appelant les alliés arabes des Etats-Unis à unir  leurs efforts afin de contenir le danger "avant qu'il ne soit trop tard". 

     Le président sarkozy, partageant néanmoins les même inquiétudes que le président Bush, a opté pour "les affaires souples" avec les responsables saoudiens et laisser "les problèmes épineux" à M.  Bush qui préfère parler à voix haute contre l'Iran, la Syrie et la milice chiite du Hezbollah, ont ajouté les analystes.