PARIS, 14 janvier (Xinhua) -- Un spécialiste
français dans le domaine des relations internationales a affirmé, dans une
interview publiée lundi par le quotidien français "Le Figaro",
que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui vient
d'annoncer que Téhéran avait accepté de lui apporter d'ici un
mois les éclaricissements nécessaires sur son programne nucléaire,
était "sous une énome pression internationale".
Le directeur général de l'AIEA Mohamed Elbaradéi
avait été vivement critiqué sur le dossier nucléaire iranien, "mais il
faut reconnaître qu'il a été très méticuleux et précis dans son
investigation". Sous une énorme pression internationale, il n'a
cessé d'exiger de l'Iran des précisions, a indiqué François Géré,
président de l'Institut français d'analyse stratégique, dans
l'interview accordée au Figaro.
"Si l'AIEA est aujourd'hui en mesure de dire qu'elle
a reçu la grantie d'obtenir toutes les informations demandées, un grand
pas a été franchi. Et si dans le mois qui vient Téhéran fournit ces
informations ... l'Iran aurait tenu ses engagements et finalement, il
n'y aurait plus grand-chose à lui reprocher", a noté M. Géré.
La communication du rapport de synthèse des services
de renseignement américain l'année dernière, affirmant que l'Iran
avait cessé ses activités pour se doter d'arme nucléaire, avait déjà
fait baisser la tension entre l'Occident et Téhéran dans le dossier
nucléaire. "Si cet accord (entre l'AIEA et Téhéran) débouche effectivement
d'ici à la fin février, cela signifierait que l'on ne peut plus rien
reprocher à l'Iran ni du point de vue des services américains ni du point
de vue de l'AIEA, qui représente quand même une énorme garantie", a ajouté
le spécialiste français.
L'AIEA a annoncé dimanche que Téhéran
avait fourni des informations sur ses travaux visant à mettre au
point une centrifugeuse perfectionnée capable d'enrichir l'uranium à
un rythme accéléré.