JERUSALEM, 10 janvier (Xinhua) -- Le président
américain George W. Bush a achevé jeudi sa tournée en Israël et dans les
territoires palestiniens en appelant leurs dirigeants à faire la
paix d'ici fin 2008.
Dans une déclaration faite jeudi à la presse à
Jérusalem, M. Bush a dit qu'il se contenterait d'une vision commune entre
les directions israélienne et palestinienne, tout en croyant que les
deux parties devraient signer un accord de paix d'ici la fin
d'année.
"La question territoriale doit être décidée par les
deux parties mais je crois qu'un accord de paix nécessitera des
ajustements conformément à la ligne d'armistice de 1949 pour
tenir compte des réalités et assurer que l'Etat palestinien sera viable
et continu",
La première visite de M. Bush en Israël est saluée
comme une démarche nécessaire pour faire avancer le processus de paix, à
la traîne en raison de plusieurs questions épineuses depuis la
conférence internationale sur le Moyen-Orient tenue en novembre à
Annapolis, aux Etats-Unis.
Malgré la promesse du Premier ministre israélien
Ehud Olmert et du président palestinien Mahmoud Abbas de relancer la
Feuille de route, un plan de paix international, les négociations entre
les deux parties traînent sur plusieurs questions, dont la poursuite
des colonisations par Israël en Cisjordanie à Jérusalem- est.
Le président Bush a adopté exceptionnellement une
attitude sévère à l'égard de la politique de colonisation israélienne
durant sa visite, appelant à mettre fin à l'occupation
israélienne des territoires palestiniens et estimant que la création d'un
Etat palestinien n'a que trop tardé.
Selon un responsable du bureau du Premier ministre
israélien, M. Olmert considère les propos du président Bush comme un appel
à la fin de la colonisation et à un compromis sur la ville de
Jérusalem.
Durant le séjour de M. Bush en Israël, M. Olmert a
dit clairement que la question de Jérusalem était un cas particulier
et qu'aucune partie de la ville sainte ne serait rendue dans un
proche avenir, a noté le responsable.
M. Abbas a réaffirmé de son côté que Jérusalem est
établie comme un capitale à partager.
"Jérusalem comme leur capitale et la fin de la
question des réfugiés sont en conformité avec les décision de l'ONU", a
dit M. Abbas. "Le peuple palestinien, engagé pour la paix, veut se
déplacer librement dans des territoires sans barrières, mur de
séparation ou colonies ... Nous voulons voir un avenir différent
sans milliers de prisonniers dans les prisons ni de morts innocents.
Nous voulons mettre fin au blocus.
Selon les sondages menés par des médias
israéliens et palestiniens, les Israéliens et Palestiniens ne sont
pas optimistes sur le processus de paix, dont moins d'un tiers
estime possible qu'un accord de paix pourrait être conclu d'ici
fin 2008.