NEW YORK (Nations Unies), 9
janvier (Xinhua) -- John Holmes, secrétaire général adjoint de l'ONU aux
affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, a
indiqué mercredi que la crise humanitaire au Kenya est "grave" en termes
de victimes et de déplacements, affirmant que l'assistance de l'ONU
viserait notamment la protection des populations.
"Près de 255.000 personnes ont été déplacées, selon
les estimations gouvernementales, autour de Nairobi et dans le nord
de la vallée du Rift. Il n'est pas évident de donner des chiffres
plus précis, parce que le transport à travers le pays est
difficile", a indiqué M. Holmes lors d'une conférence de presse à
New York.
"Les gens sont encore en train de bouger ...La
question n'est pas seulement celle de la nourriture, mais aussi de la
protection", puisque "des gens ont été attaqués et expulsés pour des
raisons ethniques".
"Un des efforts des Nations Unies sera aussi
d'encourager la réconciliation", a-t-il ajouté.
M. Holmes a déclaré que la crise au Kenya avait
aussi une dimension régionale et que quelque 6.000 personnes auraient
trouvé refuge en Ouganda.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (UNHCR) fournit une aide à 100.000 personnes, le Fonds des Nations
Unies pour l'enfance (UNICEF) fournit des kits, le Programme
alimentaire mondial (PAM) a lancé un plan d'assistance. Le Fonds central
d'intervention d'urgence (CERF) a débloqué 7 millions de dollars, a
dit John Holmes.