NAIROBI, 8 janvier (Xinhua) -- Le
président kenyan Mwai Kibaki a nommé mardi un gouvernement de 17 membres
alors que les efforts de médiation doivent se poursuivre cette semaine à
Nairobi sous la houlette du président de l'Union africaine John
Kufuor.
Selon un communiqué du bureau du président, Kibaki a
nommé son ancien ministre des Affaires étrangères qui s'est ensuite
retourné contre lui Kalonzo Musyoka comme vice-président.
Musyoka, du Mouvement démocratique orange-Kenya
(ODM-K), était candidat face à Kibaki dans l'élection présidentielle du 27
décembre tout comme le chef de l'opposition Raila Odinga du
Mouvement démocratique orange (ODM).
"Je suis heureux d'annoncer la composition partielle
de mon gouvernement. Dans la formation du gouvernement, j'ai pris en
compte l'importance du maintien de l'unité, de la paix et de la
prospérité dans le pays sous une direction forte et aux
fondements larges", a dit Kibaki dans un discours à la nation diffusé à la
télévision.
Kibaki a nommé l'ancien ministre de l'Education
George Saitoti au ministère de la Sécurité nationale en remplacement de
John Michuki qui part lui aux Routes et Travaux publics.
L'ancien leader de l'Opposition officielle Uhuru
Kenyatta est nommé ministre du Gouvernement local, l'ancien ministre de la
Santé Sam Ongeri devient ministre de l'Education, et le ministre
assistant des Affaires étrangères Moses Wetangula est élevé au rang
de ministre à part entière.
Les autres ministres sont Yusuf Hajji (Défense),
Naomi Shaban ( Programmes spéciaux), Asman Kamama (Service public), Amos
Kimunya (Finance), Samuel Poghisio (Information et Communications), John
Munyes (Eau et Irrigation), Kiraitu Murungi (Energie), Noah
Wekesa (Sciences et Technologies), Martha Karua (Justice et Affaires
constitutionnelles), Wilfred Machage (Communauté d'Afrique de l'Est)
et Chirau Ali Mwakwere (Transports).
Le président Kibaki a invité samedi Odinga a des
entretiens en face-à-face, les premiers depuis le 28 décembre.
Le leader de l'opposition Odinga a affirmé qu'il
n'aurait d'entretiens directs avec Kibaki que dans le cadre d'une
médiation internationale ou de Kufuor.
Des centaines de personnes ont été tuées et
250 000 ont quitté leur foyer lors des affrontements qui se sont
produits entre partisans de l'opposition, groupes ethniques et police,
selon des médias locaux.