DAR ES-SALAAM, 8 janvier (Xinhua) -- Avec l'adoption
des résolutions à l'issue d'un congrès national du parti au pouvoir
et celle d'un plan budgétaire pour l'exercice fiscal 2007-2008,
l'économie tanzanienne a été orientée vers une voie de développement
plus saine en 2007 et vers un avenir prometteur.
En 2006, la Tanzanie a connu une croissance de 5,9%
contre 6,8% en 2005, alors que son taux d'inflation est passé de 4,6% en
juin 2005 à 7,7% en mai 2006 et à 9% en juillet 2007.
Conscients de cette situation économique, les
dirigeants du Parti révolutionnaire ou Chama cha Mapinduzi (CCM, parti au
pouvoir) ont adopté une série de résolutions visant à rajuster le
développement socio-économique, à l'issue de leur 8e congrès
national tenu en novembre dernier à Dodoma (centre, capitale
administrative).
L'une de ces résolutions vise à mieux profiter des
investissements étrangers directs (IED), estimés à 490 millions
de dollars selon le Centre d'investissement tanzanien, pour aider
les entreprises locales à renforcer leur capacité et efficacité,
ainsi qu'à explorer leur accès aux marchés régionaux et
internationaux.
Ces dernières années, la Tanzanie a enregistré un
bon score au niveau d'IED, mais cette performance n'a pas résulté en un
transfert satisfaisant de technologies ou en une orieintation
efficace des entreprises locales vers les marchés extérieurs.
Bien que classée à la sixième place sur le plan de
l'afflux annuel moyen d'IED pendant six ans (2000 à 2005), et à la
quatrième parmi les pays africains les moins développés, la Tanzanie
est confrontée à des difficultés pour mieux bénéficier de ces
investissements précieux.
Face aux flambées de prix pétroliers dans les
marchés internationaux, le gouvernement de Dar es-Salaam pense à la
diversification de ressources énergétiques, ainsi qu'à l'ajustement
de taux de rechange et de taux d'intérêts pour soulager leurs effets sur
la Tanzanie, dépendante de l'importation de brut pour soutenir son
économie.
D'autre part, le gouvernement tanzanien met l'accent
sur la promotion de petites et moyennes entreprises dans le secteur
privé, ainsi que celle de la production agricole, à part les projets
tirés des zones de traitement industriel et des zones économiques
spéciales.
Pour améliorer l'environnement des investissements,
le gouvernement tanzanien réserve plus de la moitié du budget
2007- 2008 aux secteurs de l'éducation, des infrastructures, de la
santé publique, de l'agriculture et de la fourniture d'eau. Seuls les
investissements dans le secteur de l'éducation représentent 18%
du total du panier budgétaire.
Le budget 2007-2008 prévoit aussi une réduction des
dépenses du gouvernement central et celles de la municipalité de Dar
es-Salaam dans le cadre de la décentralisation en vue de réaliser un
équilibre du développement au niveau national.
Avec le nouveau budget, le gouvernement tanzanien a
déjà réalisé un progrès dans la création d'emplois, notamment dans le
secteur prive, où sont recrutées 18,7% de la population active
(au nombre de 21 millions) vers la fin de l'année 2007.
Dans la perspective de la mise en oeuvre
de ces politiques d'ajustement, la Tanzanie prévoit une croissance
économique de 6% à 9% dans les trois années à venir, un niveau plus élevé
que la prévision moyenne de la croissance panafricaine.