KARACHI (Pakistan), 7 janvier (Xinhua) -- Suite à
l'assassinat de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, le gouvernement
pakistanais a renforcé de manière vigoureuse la sécurité à travers le
pays à l'approche des prochaines élections, prévues pour le 18 février
prochain, et le Muharram, premier mois de l'année selon le calendrier
islamique.
La sécurité de Karachi, la ville le plus affectée
par les violences de Mme Bhutto, est une des préoccupations des autorités
locales. Selon le quotidien local Daily Times, le gouvernement local
a augmenté le niveau d'alerte à l'approche du Muharram pour prévenir toute
activité terroriste.
Environ 27.000 policiers, soutenus par la
gendarmerie, ont été déployés à Karachi, et un renfort de 20.000 hommes
devrait arriver les 10 premiers jours du Muharram, selon le
reportage.
Le ministère de l'Intérieur a émis une circulaire
destinée à tous les gouvernements provinciaux, avertissant que
l'organisation interdite Lashkar-e-Jhangvi (LJ) a déjà formé des groupes
clandestins et pourrait mener des attentats et des pillages, a
ajouté le journal.
Le secrétaire à l'Intérieur de la province de Sindh,
Brigadier Ghulam Mohammad Mohtaram, a par ailleurs déclaré que des
terroristes pourraient mener des attentats à tout moment et en tout
lieu contre toute personne.
Le président pakistanais Pervez Musharraf a convoqué
vendredi dernier une réunion de haut niveau, avec la participation du
Premier ministre par intérim Mohammedmian Soomro, le ministre de
l'Intérieur Hamid Nawaz Khan, le chef de l'armée Ashfaq Pervez
Kiyani, sur la sécurité du pays.
Il a appelé à une évaluation des dégâts causés par
les violences suite à l'assassinat de Benazir Bhutto, qui ont coûté
la vie à quelque 60 personnes.
M. Musharraf a également affirmé
que l'armée pakistanaise et les forces paramilitaires seraient déployées à
travers le pays avant, même après les prochaines élections.