NAIROBI, 5 janvier (Xinhua)
-- Le président kenyan Mwai Kibaki s'et dit prêt samedi à former un
gouvernement de nature à unir les Kenyans, affectés par les violences
post-électorales.
Selon un communiqué publié à l'issue d'une rencontre
entre le président Kibaki et la secrétaire d'Etat adjointe aux affaires
africaines des Etats-Unis en visite Mme Jendayi Frazer, le dirigeant
kenyan a estimé qu'"un tel gouvernement contribuerait au processus de
réconciliation".
Le président kenyan, dont la réélection a suscité de
violentes vagues de contestation dans tout le pays et qui est accusé de
fraude électorale par le parti d'opposition Mouvement
démocratique orange (ODM), s'est redit prêt à travailler avec toutes les
parties impliquées pour résoudre la situation politique.
L'ODM s'est dit déçu que sa demande d'une médiation
internationale ait été rejetée après que le président de l'Union
africaine (UA), le président du Ghana Kufuor, eut annoncé son
intention d'aider dans le dialogue devant permettre de sortir de la
crise.
Les responsables du parti se sont dits prêts à
poursuivre leurs manifestations dans tout le pays jusqu'à ce que le
gouvernement admette que le scrutin du 27 décembre a été truqué et annonce
de nouvelles élections.
Kibaki a refusé toute médiation étrangère bien qu'il
se soit entretenu par téléphone avec un certain nombre de dirigeants
étrangers.
Lors de leur rencontre, Kibaki et Mme Frazer ont
convenu que tous les efforts devaient tendre vers la fin des violences et
vers l'aide aux familles touchées à retrouver une vie normale.
Mme Frazer a demandé à toutes les parties concernées
d'ouvrir le dialogue pour sortir de la crise, soulignant dans un geste
d'apaisement envers l'opposition, que le président Kibaki avait
montré sa volonté de sortir de l'impasse politique dans laquelle se
trouve le pays.
Les Etats-Unis et l'Europe insistent sur la
réconciliation et sur une solution "made-in-Kenya" pour la fin des
violences qui ont déjà fait au moins 177 morts et plus de 75 000 déplacés
internes.