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Kenya : l'opposition refuse l'idée de former un gouvernement d'unité nationale
Le président kenyan prêt à former un gouvernement d'"unité nationale"
  2008-01-06 15:06:03  

     NAIROBI, 5 janvier (Xinhua) -- Le président kenyan Mwai Kibaki  s'et dit prêt samedi à former un gouvernement de nature à unir les Kenyans, affectés par les violences post-électorales.  

     Selon un communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre le  président Kibaki et la secrétaire d'Etat adjointe aux affaires  africaines des Etats-Unis en visite Mme Jendayi Frazer, le  dirigeant kenyan a estimé qu'"un tel gouvernement contribuerait au processus de réconciliation".  

     Le président kenyan, dont la réélection a suscité de violentes  vagues de contestation dans tout le pays et qui est accusé de  fraude électorale par le parti d'opposition Mouvement démocratique orange (ODM), s'est redit prêt à travailler avec toutes les  parties impliquées pour résoudre la situation politique.  

     L'ODM s'est dit déçu que sa demande d'une médiation  internationale ait été rejetée après que le président de l'Union  africaine (UA), le président du Ghana Kufuor, eut annoncé son  intention d'aider dans le dialogue devant permettre de sortir de  la crise.  

     Les responsables du parti se sont dits prêts à poursuivre leurs manifestations dans tout le pays jusqu'à ce que le gouvernement  admette que le scrutin du 27 décembre a été truqué et annonce de  nouvelles élections.  

     Kibaki a refusé toute médiation étrangère bien qu'il se soit  entretenu par téléphone avec un certain nombre de dirigeants  étrangers.  

     Lors de leur rencontre, Kibaki et Mme Frazer ont convenu que  tous les efforts devaient tendre vers la fin des violences et vers l'aide aux familles touchées à retrouver une vie normale.  

     Mme Frazer a demandé à toutes les parties concernées d'ouvrir  le dialogue pour sortir de la crise, soulignant dans un geste  d'apaisement envers l'opposition, que le président Kibaki avait  montré sa volonté de sortir de l'impasse politique dans laquelle  se trouve le pays.  

     Les Etats-Unis et l'Europe insistent sur la réconciliation et  sur une solution "made-in-Kenya" pour la fin des violences qui ont déjà fait au moins 177 morts et plus de 75 000 déplacés internes.