BEIJING, 5
janvier (Xinhua) -- La Chine a entamé samedi son projet de réseau de
surveillance et d'exploration de l'espace, visant à servir ses missions
spatiales et augmenter ses capacités en matière de recherche
spatiale.
D'après Wu Ji, directeur général du projet, la Chine
coordonnera ses actuelles 15 stations terrestres de surveillance
situées le long du méridien de 120 degrés de longitude Est et du 30
degrés de lattitude Nord, et construira un réseau terrestre complet de
surveillance et d'exploration spatiales.
Les stations actuelles comprennent les stations de
Beijing, Wuhan, Hainan, la station d'exploration scientifique au Pôle Sud
Zhongshan, Shanghai, Chengdu et Lhasa, situées à 30 degrés de
lattitude Nord.
Le réseau adoptera des moyens électromagnétiques et
optiques ainsi que des fusées d'exploration de l'espace pour entreprendre
les opérations de surveillance complète de l'espace de 20 à
plusieurs centaines de km au dessus du niveau de la mer.
Il explorera aussi le vent, la densité,
l'électromagnétisme ainsi que d'autres informations concernant l'espace
intersidéral éloigné d'une distance de plusieurs dizaines de fois le
diamètre de la terre, d'après Wu, qui est aussi directeur du Centre des
Sciences spatiales et de recherche appliquée de l'Académie des
Sciences de Chine (ASC).
On s'attend à ce que le réseau fournisse toutes
sortes d'informations spatiales afin de protéger les satellites,
communications, navigation et missions habitées dans l'espace de la
Chine.
Le gouvernement chinois fournira un investissement
total de 167 millions de yuans (environ 23,1 millions de dollars) pour
compléter le projet dont la construction devrait durer trois ans.
La Chine proposera de relier son réseau à ceux de
pays, tels la Russie et l'Australie, dont les réseaux de surveillance sont
traversés par le méridien de 120 degrés de longitude Est ou à
ceux dont les réseaux de surveillance sont proches de la ligne
longitudinale Ouest de 60 degrés, pour construire un réseau de
surveillance circulaire permettant à l'humanité d'en apprendre plus
sur les principes du changement climatique.
D'après Wang Fengsi, académicien de l'ASC,
la proposition a déjà été faite par des scientifiques chinois qui ont
reçu des réactions positives de la part des scientifiques et instituts
de recherche des pays concernés.