NAIROBI, 5 janvier (Xinhua) -- Entre 400.000 et
500.000 personnes ont été affectées par les violences post-électorales au
Kenya, dont 250.000 déplacées, a-t-on appris samedi de source des
Nations Unies.
Des experts indépendants en droits de l'humanité de
l'ONU ont exprimé leur inquiétude profonde vis-à-vis du conflit ethnique
croissant au Kenya, citant la mort de dizaines de civils, dont
des enfants et femmes, dans une église incendiée par une foule.
"A cet égard, nous somme profondément avertis par
des informations sur l'incitation à la haine raciale et les frictions
croissantes entre différents groupes ethniques", ont indiqué ces
experts dans un communiqué conjoint.
Les experts ont appelé toutes les parties concernées
à mettre fin rapidement aux violences, qui, aux dires des médias, ont fait
au moins 177 morts depuis que le président sortant Mwai Kibaki a été
déclaré le 30 décembre vainqueur des élections générales contestées du 27
décembre, face à son principal adversaire Raila Odinga.
Les experts ont par ailleurs appelé la communauté
internationale, dont le Conseil de sécurité de l'ONU, à "assumer
leurs responsabilités à cet égard".
Le secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki-moon, s'est entretenu vendredi au téléphone avec le président Kibaki et le
chef de l'opposition Raila Odinga, les appelant à résoudre leur
différend à travers le dialogue.