BEIJING, 4 janvier
(Xinhua) - Une compagnie chinoise a reçu l'interdiction de tourner des
films pendant deux ans, après que les autorités cinématographiques du pays
ont demandé aux cinémas d'arrêter de projeter le film "Lost in Beijing",
pour cause des scènes pornographiques utilisées dans sa
bande-annonce.
L'Administration d'Etat de la Radiodiffusion, du
Cinéma et de la Télévision (SARFT) a demandé jeudi l'arrêt de la
projection et de la distribution du film. Elle a aussi retiré la licence
de projection publique du film.
Beijing Laurel Films Company, qui a tourné un film
racontant l'histoire de travailleurs migrants avec Beijing Poly-bona Film
Publishing Co. Ltd et Beijing Zhonghong Estate Development Company, a
reçu l'interdiction de tourner des films dans la partie continentale de
Chine pendant deux ans.
"Lost in Beijing", qui décrit les luttes d'un couple
de travailleurs migrants à Beijing, a fait ses débuts sur les écrans
de la partie continentale de Chine le 30 novembre. Il a reçu sa
licence pour la projection en public après que plus de 10 minutes de
scènes pornographiques ont été supprimées.
Selon un officiel de la SARFT, les producteurs ont
utilisé les scènes supprimées de la copie originale dans la publicité et
diffusé les scènes supprimées sur Internet.
"Ces activités de promotion ont violé la loi
chinoise sur l'administration de la régulation et de la publication des
films", a-t-il dit.
Fang Li, producteur de Laurel Films, a expliqué que
les scènes supprimées diffusées sur Internet avaient été prises de copies
piratées.
L'année dernière, les producteurs ont utilisé la
copie originale, à la place de celle avec les scènes supprimées, au 57e
Festival international du cinéma à Berlin, ce qui a aussi violé
la régulation de l'administration cinématographique chinoise, selon
la SARFT.
Le 29 décembre 2007, la SARFT a rendu publique sa
décision de l'interdiction pour les films érotiques d'entrer en
concurrence pour des prix cinématographiques.
Elle interdit aussi aux réalisateurs et aux acteurs
principaux de participer aux prix du genre.
La SARFT a demandé aux studios du pays de ne pas
tourner de films avec des scènes pornographiques, de viol, de prostitution
ou de déviances sexuelles, tandis que les conversations vulgaires,
chansons obscènes et bruitages avec connotation sexuelle ont été
aussi interdits.