NEW YORK (Nations Unies), 3 janvier (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la communauté
internationale à trouver rapidement une solution au statut final du
Kosovo, la province serbe administrée par l'ONU depuis 1999.
"Les habitants du Kosovo nourrissent encore l'espoir
qu'une solution au statut futur du territoire sera rapidement trouvée.
En tant que tel, le statu quo n'est sans doute pas viable", a-t-il
affirmé dans son dernier rapport au Conseil de sécurité rendu public
jeudi.
"Si l'impasse continue, les événements sur le
terrain pourraient imposer leur logique, ce qui compromettrait gravement
les réalisations et l'acquis des Nations Unies au Kosovo. Le Conseil
de sécurité et la communauté internationale doivent donc s'attacher en
priorité à faire avancer le processus de la détermination du statut futur
du Kosovo", a indiqué Ban Ki-moon.
La dernière réunion du Conseil de sécurité sur la
question s'est terminée par une impasse.
Après avoir entendu le président du Kosovo et le
Premier ministre de la Serbie, le représentant des Etats-Unis a conclu
que les parties étaient irrémédiablement irréconciliables, le Kosovo
souhaitant l'indépendance et la Serbie y étant catégoriquement
opposée.
Le représentant de la Russie avait estimé que la
poursuite des négociations serait souhaitable (dépêche du
19.12.2007).
La question du Kosovo figure au programme des
réunions du Conseil de sécurité ce mois-ci. Le président du Conseil pour
le mois de janvier, le représentant de la Libye, Giadalla Ettalhi, a
déclaré qu'il s'agissait d'une réunion sur les activités de la
Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo
( MINUK). Il a confirmé que le président de la Serbie serait
présent lors de la séance et qu'il y prendrait la parole.
Dans son rapport, Ban Ki-moon a salué l'action de la
"troïka" composée de représentants de l'Union européenne, de la Russie et
des Etats-Unis qui lui a remis ses conclusions à l'issue d'une
dernière série de négociations qui s'est tenue du 26 au 28
novembre.
"La troïka s'est attachée à faciliter des
discussions intenses et substantielles entre Belgrade et Pristina sur le
statut du Kosovo. Avec la présentation de son rapport sur cette période de
quatre mois de nouvelles négociations, la troïka s'est acquittée de
son mandat. Malheureusement, des divergences de fond demeurent entre les
parties", a affirmé le secrétaire général de l'ONU.
"L'incertitude et la perte d'une
dynamique favorable, dans le processus de détermination du statut futur, créent
un risque d'instabilité, aussi bien au Kosovo que dans la région,
et présentent un risque potentiel pour la sûreté du personnel
des Nations Unies. Les parties sont donc incitées à réaffirmer et
à respecter leurs engagements déclarés de s'abstenir de tout ce
qui pourrait, par des actes ou des déclarations, menacer la
paix, inciter à la violence ou compromettre la sécurité au Kosovo et
dans la région", a dit Ban Ki-moon.