Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Le président Musharraf nie que l'armée soit impliquée dans l'assassinat de Bhutto
-
Le chef suprême iranien écarte la reprise des relations avec les Etats-Unis dans l'état actuel des choses
-
Le président français décide de créer un Conseil de défense et de sécurité nationale
-
Rice appelle le président kenyan à mettre fin aux violences
-
Kenya : le procureur général demande une enquête indépendante
Kosovo : Ban Ki-moon met en garde contre le risque de l'instabilité
  2008-01-04 09:47:24  

     NEW YORK (Nations Unies), 3 janvier (Xinhua) -- Le secrétaire  général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la communauté  internationale à trouver rapidement une solution au statut final  du Kosovo, la province serbe administrée par l'ONU depuis 1999. 

     "Les habitants du Kosovo nourrissent encore l'espoir qu'une  solution au statut futur du territoire sera rapidement trouvée. En tant que tel, le statu quo n'est sans doute pas viable", a-t-il  affirmé dans son dernier rapport au Conseil de sécurité rendu  public jeudi. 

     "Si l'impasse continue, les événements sur le terrain  pourraient imposer leur logique, ce qui compromettrait gravement  les réalisations et l'acquis des Nations Unies au Kosovo. Le  Conseil de sécurité et la communauté internationale doivent donc  s'attacher en priorité à faire avancer le processus de la  détermination du statut futur du Kosovo", a indiqué Ban Ki-moon. 

     La dernière réunion du Conseil de sécurité sur la question  s'est terminée par une impasse.  

     Après avoir entendu le président du Kosovo et le Premier  ministre de la Serbie, le représentant des Etats-Unis a conclu que les parties étaient irrémédiablement irréconciliables, le Kosovo  souhaitant l'indépendance et la Serbie y étant catégoriquement  opposée.  

     Le représentant de la Russie avait estimé que la poursuite des  négociations serait souhaitable (dépêche du 19.12.2007). 

     La question du Kosovo figure au programme des réunions du  Conseil de sécurité ce mois-ci. Le président du Conseil pour le  mois de janvier, le représentant de la Libye, Giadalla Ettalhi, a  déclaré qu'il s'agissait d'une réunion sur les activités de la  Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo ( MINUK). Il a confirmé que le président de la Serbie serait présent lors de la séance et qu'il y prendrait la parole. 

     Dans son rapport, Ban Ki-moon a salué l'action de la "troïka"  composée de représentants de l'Union européenne, de la Russie et  des Etats-Unis qui lui a remis ses conclusions à l'issue d'une  dernière série de négociations qui s'est tenue du 26 au 28  novembre. 

     "La troïka s'est attachée à faciliter des discussions intenses  et substantielles entre Belgrade et Pristina sur le statut du  Kosovo. Avec la présentation de son rapport sur cette période de  quatre mois de nouvelles négociations, la troïka s'est acquittée  de son mandat. Malheureusement, des divergences de fond demeurent  entre les parties", a affirmé le secrétaire général de l'ONU. 

     "L'incertitude et la perte d'une dynamique favorable, dans le  processus de détermination du statut futur, créent un risque  d'instabilité, aussi bien au Kosovo que dans la région, et  présentent un risque potentiel pour la sûreté du personnel des  Nations Unies. Les parties sont donc incitées à réaffirmer et à  respecter leurs engagements déclarés de s'abstenir de tout ce qui  pourrait, par des actes ou des déclarations, menacer la paix,  inciter à la violence ou compromettre la sécurité au Kosovo et  dans la région", a dit Ban Ki-moon.