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Le chef suprême iranien écarte la reprise des relations avec les Etats-Unis dans l'état actuel des choses
  2008-01-04 09:15:34  

        TEHERAN, 3 janvier (Xinhua) -- Le chef suprême iranien  l'ayatollah Ali Khamenei a indiqué jeudi qu'il n'était en ce  moment pas approprié de renouer les relations diplomatiques avec  les Etats-Unis car cela ne pouvait pas "bénéficier" au peuple  iranien, a rapporté le média d'Etat. 

     "Nous n'avons jamais dit que les liens entre les deux pays  seraient coupés pour toujours... mais étant donné la situation  actuelle avec le gouvernement américain, il serait nuisible de  relancer les relations", a dit Khamenei, à qui appartient la  décision finale pour les questions nationales, à un groupe  d'étudiants dans la province de Yazd (centre).  

     "Les Etats-Unis maintiennent leur politique d'hostilité... ( relancer les relations) menacerait la sécurité de l'Iran et ne  bénéficierait pas à la nation iranienne", selon lui. 

     Mais le leader iranien a affirmé qu'il serait le premier à  soutenir la reprise des relations si cela était bénéfique au pays.  

     Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques  au moment de la révolution islamique en Iran en 1979 et la prise  d'otages à l'ambassade des Etats-Unis par des étudiants islamiques en 1980. 

     Les relations entre ces deux adversaires ont empiré ces deux  dernières années en raison du programme nucléaire controversé de  Téhéran. Les Etats-Unis et certains de leurs alliés accusent  l'Iran de chercher à développer des armes nucléaire sous couvert  d'un programme civil, ce que Téhéran dément formellement.  

     Sous l'impulsion des Etats-Unis, le Conseil de sécurité de  l'ONU envisage une troisième résolution imposant des sanctions  contre l'Iran et son programme nucléaire pour forcer le pays à  cesser ses activités d'enrichissement d'uranium.  

     Mais l'Iran affirme être décidé à poursuivre ses activités  nucléaires dans le cadre des normes internationales.  

     La Maison Blanche a également reproché à Téhéran son " intervention" dans les affaires irakiennes et elle accuse l'Iran  de soutenir l'insurrection illégale dans sa lutte contre les  forces américaines en Irak. L'Iran a nié que ces accusations  soient fondées.