
(Photo: Xinhua)

(Photo:
Xinhua/Reuters)
BEIJING, 3 janvier (Xinhua)
-- Les violences post-électorales, qui ont fait au moins 300 morts au
Kenya, ont poussé mercredi les dirigeants des puissances et
d'organisations internationales à réaffirmer leurs appels au calme et à la
réconciliation.
- - -
NEW YORK (Nations Unies) -- Le secrétaire général de
l'ONU Ban Ki-moon a appelé de nouveau les leaders kenyans à leurs
obligations envers la population. "Le secrétaire général est de plus
en plus troublé par l'escalade des tensions et de la violence au Kenya à
l'issue des élections de la semaine dernière", a déclaré la porte-parole
du chef de l'ONU, Michèle Montas.
M. Ban a rappelé "au gouvernement ainsi qu'aux
leaders politiques et religieux du Kenya leur obligation juridique et
morale de protéger la vie des civils innocents, quelle que soit leur
origine raciale, religieuse ou ethnique". Il les a exhortés à "faire tout
ce qui était dans leur pouvoir pour prévenir toutes violences
supplémentaires". "Il faut d'urgence trouver une solution par le biais
d'un dialogue et dans le cadre d'un plein recours aux mécanismes et
procédures constitutionnels et légaux", a martelé M. Ban.
- - -
WASHINGTON -- La secrétaire d'Etat américaine
Condoleeza Rice a appelé tous les responsables politiques kenyans à mettre
un terme aux émeutes poste-électorales, a déclaré le porte-parole du
département d'Etat, Sean McCormack, ajoutant que Mme Rice va
discuter par téléphone avec le président kenyan Mwai Kibaki, afin de
lui demander de chercher la réconciliation politique avec le chef de
l'opposition, Raila Odinga.
"Elle va exhorter les deux chefs à faire tout dans
la mesure du possible, en vue d'aboutir à une réconciliation politique au
Kenya pour mettre fin aux tensions politiques susceptibles d'aggraver
les violences", a indiqué M. McCormack, selon qui Mme Rice a eu une
conversation téléphonique avec M. Odinga.
- - -
LONDRES -- Le Premier ministre britannique Gordon
Brown a affirmé son soutien aux efforts diplomatiques visant à mettre fin
à la crise au Kenya, tout en saluant la décision du chef de
l'Etat ghanéen et président de l'Union africaine, John Kufuor,
d'effectuer une mission de médiation au Kenya. "Il y a une
responsabilité pour les dirigeants de l'opposition et du
gouvernement du Kenya d'appeler leurs partisans à stopper les
violences qui se déroulent", a indiqué M. Brown, qui a souhaité voir
la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Le ministre britannique des Affaires étrangères
David Miliband a rejeté un appel du leader du parti libéral-démocrate Nick
Clegg à des sanctions contre le Kenya. "Il est clair que les dirigeants
politiques kenyans ont des responsabilités majeures tant sur les
violences perpétrées par certains de leurs partisans que sur la
nécessité de trouver une base commune dans un pays ... qui est
évidemment très profondément divisé", a souligné M. Miliband.
- - -
ADDIS ABEBA -- Le chef de l'Etat ghanéen et
président en exercice de l'Union africaine, John Kufuor, a a appelé les
parties prenantes à la crise du Kenya à empêcher les partisans de
provoquer de nouvels affrontements violents, selon un communiqué
publié par l'organisation panafricaine.
M. Kufuor était à la tête d'une délégation de
l'Union africaine qui est arrivé mercredi au Kenya pour aider Nairobi à
metre un terme à la crise politique du pays.
- - -
DAR ES-SALAAM -- "Il est impératif que tous les
responsables politiques kenyans se rencontrent et discutent de la
meilleure façon pouvant mettre fin aux émeutes actuelles, afin d'éviter le
pire dans le pays", a souligné le président tanzanien Jakaya
Kikwete, selon qui la Tanzanie ne pourrait pas rester ses bras
croisés face à la situation kenyane qui se détériore de manière
alarmante.
M. Kikwete a révélé qu'il était en contact personnel
avec les responsables politiques kenyans et ougandais, ce qui pourra aider
à terminer les émeutes en cours. Le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda
sont les trois fondateurs de la Communauté de l'Afrique de l'Est, qui
regroupe également le Burundi et le Rwanda.