NEW YORK (Nations Unies), 2 janvier (Xinhua) -- Le
nombre d'accusations concernant des abus sexuels commis par le personnel
de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) a diminué de
80% au cours du deuxième semestre 2007, a annoncé la Mission, qui
poursuit ses actions de formation en accord avec la politique de
" tolérance zéro" décrétée par l'ONU.
"En comparaison avec la même période l'année
dernière, au cours de laquelle neuf incidents concernant l'exploitation ou
l'abus sexuel avaient été rapportés, seulement deux accusations
concernant le personnel de la MINUL ont été rapportées pendant cette
période", indique un communiqué publié mercredi à l'occasion de la sortie
d'un rapport semestriel sur l'abus et l'exploitation sexuelle.
Sur les sept accusations rapportées au cours du
premier semestre 2007, le Bureau des services de contrôle interne de
l'ONU a achevé l'enquête sur cinq dossiers, et des actions
disciplinaires ont été recommandées à l'encontre des accusés,
indique aussi le communiqué.
"Cette amélioration du nombre de cas rapportés
d'abus et d'exploitation sexuelle ne va pas nous rendre pour autant
complaisants", a souligné Muhammad Tahir, le responsable de la
MINUL.
"Nous poursuivrons nos efforts avec le gouvernement
du Libéria et les autres partenaires locaux et internationaux afin de
mettre un terme à tout écart de conduite de nature sexuelle impliquant
le personnel de la MINUL", a-t-il ajouté.
La population, en particulier les femmes et les
enfants, continueront de recevoir des messages de sensibilisation, et la
Mission, à travers son Unité de conduite et de discipline,
poursuivra ses programmes de communication à destination des
communautés locales et voisines des installations de la MINUL.
Le personnel de la Mission continue par ailleurs de
recevoir une formation adéquate. Les nouveaux arrivés passent par un cours
introductif obligatoire, puis les personnels, tant militaires que
civils, reçoivent des cours de suivi, qui prennent en compte la
rotation du personnel.
En janvier 2007, la MINUL avait demandé au
Bureau des services de contrôle interne d'ouvrir une enquête sur les
allégations d'exploitation et d'abus sexuels qui auraient été commis par
des membres de son personnel.