GUANGZHOU, 1er
janvier (Xinhua)-- La nouvelle loi sur le contrat de travail est entrée en
vigueur mardi, après une série de scandales de licenciement de personnel,
dans de nombreuses entreprises.
L'article 98 de la loi, approuvé par la plus haute
instance législative chinoise en juin, donne le droit au personnel présent
depuis plus de 10 ans dans une entreprise de signer un contrat
les protégeant d'un licenciement non motivé.
Elle demande aussi aux employeurs de verser une
participation aux comptes de sécurité sociale de leurs salariés et de
déterminer des standards de salaire pour les employés en période d'essai et
pour ceux qui effectuent des heures supplémentaires.
"La loi permet de protéger les droits des salariés,
elle incite les entreprises à améliorer leur management et à assumer leur
responsabilité sociale, à instaurer des relations harmonieuses entre
les employeurs et leurs salariés", a déclaré le professeur Chang Kai,
doyen de l'Institut de recherche sur les relations au travail de
l'Université du Peuple de Beijing.
L'adoption de la loi a engendré des effets pervers
dont des " licenciements volontaires" relevés dans l'entreprise Huawei
Technologies Co. Ltd basée dans le Guangdong, géant de l'équipement
en télécommunications chinois.
L'entreprise a lancé un plan demandant à
son personnel ayant 8 ans d'ancienneté de "démissionner volontairement".
Selon ce plan, les salariés devraient lutter pour conserver leur poste
et pourraient ensuite signer un nouveau contrat une fois qu'ils
auront été réembauchés. Les perdants recevraient des
compensations. Beaucoup d'entreprises ont interprété la signature de contrats à durée
indéterminée comme une source d'augmentation de leurs coûts de personnel,
et d'affaiblissement de la vitalité de l'entreprise.