BEIJING, 28 décembre (Xinhua) --
Le Japon ne soutient pas les autorités taiwanaises dans leur tentative
d'entrer à l'Onu par un "référendum" ni leurs activités risquant de
modifier le statu quo des relations entre les deux rives du détroit de
Taïwan, a déclaré vendredi à Beijing le Premier ministre japonais Yasuo
Fukuda.
Fukuda a souligné que le Japon ne soutiendrait
jamais les revendications d'"une Chine, une Taïwan", de l'"indépendance de
Taïwan", ni les tentatives des autorités de Taïwan d'adhérer à
l'Onu, ni un référendum à ce sujet.
Fukuda a fait ces remarques lors de son entretien
avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Sur la photo, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et son homologue japonais Yasuo
Fukuda,
en visite en Chine, rencontrent les
journalistes vendredi matin au Grand Palais du Peuple
à Beijing.
(Photo : Xinhua)
"Nous savons que la question de Taïwan
concerne les intérêts fondamentaux de la Chine et nous tiendrons nos
promesses", a-t-il dit.
Il a noté qu'il n'y avait pas eu de changement dans
la position japonaise sur la question de Taïwan par rapport à celle
stipulée dans le Communiqué commun sino-japonais.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a hautement
apprécié la déclaration solennelle de Fukuda sur l'opposition japonaise au
référendum de Taïwan visant à devenir membre de l'Onu.
"La Chine apprécie la position du Japon insistant
sur la politique d'une 'seule Chine' et s'opposant à l''indépendance de
Taïwan'", a dit Wen.
Il a qualifié le traitement approprié des questions
historiques et de la question de Taïwan de "la base politique" pour
promouvoir et renforcer les relations sino-japonaises.
Selon Wen, les deux parties ont exprimé leur volonté
de respecter les trois documents politiques fondamentaux sur les
relations bilatérales, à savoir le Communiqué commun
sino-japonais, le Traité de Paix et d'Amitié entre la République populaire
de Chine et le Japon et la Déclaration conjointe sino-japonaise.
Shi Yinhong, professeur de l'école des études
internationales dépendant de l'Université du Peuple de la Chine basée à
Beijing, a considéré la déclaration de Fukuda sur l'opposition japonaise au
référendum de Taïwan visant à devenir membre de l'Onu comme un fruit
principal de la diplomatie chinoise.
"Fukuda sait bien que la position du Japon sur cette
question touchera l'ensemble des liens bilatéraux", a dit Shi. "On doit
reconnaître que le Japon a fait un grand pas en avant, qui peut
aider à faciliter le développement régulier des relations
sino- japonaises", a-t-il ajouté.
L'entretien entre les deux Premiers ministres a duré
deux heures et demie et a été suivi de la signature d'une série de
documents de coopération.
Fukuda est arrivé à Beijing jeudi après-midi pour
une visite officielle qui prendra fin le 30 décembre.