PARIS, 28 décembre (Xinhua) --
Les six membres de l'association Arche de Zoé, condamnés au Tchad pour
"tentative d'enlèvements d'enfants", ont été transférés vendredi en
France.

(Photo : Xinhua/AFP)
"Les six ressortissants français membres de
l'association Arche de Zoé viennent d'être transférés en France,
conformément à l'accord de coopération judiciaire de 1976 entre la France
et le Tchad", déclare un communiqué du porte-parole de l'Elysée David
Martinon.
Le président français Nicolas Sarkozy "avait pris
l'engagement devant les familles de ces six ressortissants français,
qu'ils ne ménagerait aucun effort pour assurer leur retour en France aussi
rapidement que possible", affirme le communiqué.

(Photo : Xinhua/AFP)
Les six membres de l'Arche de Zoé ont été arrêtés au
Tchad alors qu'ils tendaient d'envoyer 103 enfants en France. Ils
affirmaient qu'il s'agissait des orphelins du Darfour (Soudan),
alors que des organisations humanitaires ont déterminé plus tard que
la plupart de ces enfants sont Tchadiens, qui ont des parents au Tchad.
Devant un tribunal à N'Djamena, les six Français ont
expliqué qu'ils étaient trompés par des intémédiaires tchadiens. La
justice tchadienne les a condamnés à huit ans de travaux forcés, pour
" tentativement d'enlèvement d'enfants".
La France a demandé le transfèrement de ces six
Français après leur condamnation au Tchad, conformément à un accord de
coopération judiciaire entre les deux pays. La justice française
doit traduire la peine tchadienne en peine française, une fois après
leur retour en France. Ils doivent donc être incarcérés après un examen
médical.