MEXICO, 27 décembre (Xinhua) -- Des pays d'Amérique
latine ont exprimé jeudi leur condamnation unanime de l'assassinat de la
dirigeante de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto.
Mme Bhutto, 54 ans, a été tuée jeudi soir dans un
attentat suicide lors d'un rassemblement électorale dans le parc de
Liaquat Bagh à Rawalpindi, à quelque 30 km au sud d'Islamabad. Au moins
20 autres personnes ont été tuées dans cet attentat.
Le ministère mexicain des Affaires étrangères a
indiqué dans une déclaration que le Mexique condamnait l'action violente
et déplorait les pertes de vies humaines, ajoutant qu'il rejetait
les actions terroristes sous toutes ses formes. Il a également
exprimé ses condoléances aux familles des victimes dans cet attentat.
La présidente chilienne Michelle Bachelet a exprimé
sa forte condamnation de l'assassinat. "Comme présidente, je rejette toute
action de ce genre, où la violence politique atteint le niveau
d'assassiner la dirigeante de l'opposition et du groupe du peuple".
La présidente argentine Cristina Fernandez a indiqué
que son gouvernement présentait ses sincères condoléances aux familles de
Mme Bhutto et d'autres victimes et au peuple du Pakistan.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a
envoyé une lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf, disant
qu'il condamne cette attaque terroriste avec "grande tristesse et
indignation".
Le ministère brésilien des Affaires étrangères a
exprimé sa condamnation de cet attentat et appelé à un dialogue avec le
Pakistan.
Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a
indiqué qu'il rejetait et condamnait "cet acte de violence aveugle" qui a
tué Mme Bhutto et d'autres hommes et femmes innocents.
Le président péruvien Alan Garcia a ordonné de
mettre le drapeau de la nation en berne et condamné l'assassinat comme "un
massacre répulsif".
Le ministre dominicain des Affaires étrangères
Carlos Morales, dont le pays assume actuellement la présidence tournante
du Groupe de Rio, a exprimé que "le groupe est tellement triste d'entendre
l'assassinat de Mme Bhutto".
Rosario Murillo, porte-parole présidentielle
nicaraguayenne a exprimé la condamnation de son pays de cet
assassinat.
Rejetant l'utilisation de la violence comme moyen
d'éradiquer les divergences politiques, le gouvernement panaméen a affirmé
qu'il était triste du fait que la violence a écourté la vie d'une
combattante désintéressée pour la démocratie.
L'attentat suicide de jeudi constitue
le deuxième contre Mme Bhutto depuis qu'elle est retournée dans son pays
en octobre après huit ans d'exil. Le premier attentat a eu lieu
dans un rassemblement de son pays natal pour l'accueillr juste
après son retour, tuant 139 personnes.