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Des pays d'Amérique latine condamnent l'assassinat de Benazir  Bhutto
  2007-12-28 14:16:25  

     MEXICO, 27 décembre (Xinhua) -- Des pays d'Amérique latine ont exprimé jeudi leur condamnation unanime de l'assassinat de la  dirigeante de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto. 

     Mme Bhutto, 54 ans, a été tuée jeudi soir dans un attentat  suicide lors d'un rassemblement électorale dans le parc de Liaquat Bagh à Rawalpindi, à quelque 30 km au sud d'Islamabad. Au moins 20 autres personnes ont été tuées dans cet attentat. 

     Le ministère mexicain des Affaires étrangères a indiqué dans  une déclaration que le Mexique condamnait l'action violente et  déplorait les pertes de vies humaines, ajoutant qu'il rejetait les actions terroristes sous toutes ses formes. Il a également exprimé ses condoléances aux familles des victimes dans cet attentat. 

     La présidente chilienne Michelle Bachelet a exprimé sa forte  condamnation de l'assassinat. "Comme présidente, je rejette toute  action de ce genre, où la violence politique atteint le niveau  d'assassiner la dirigeante de l'opposition et du groupe du peuple". 

     La présidente argentine Cristina Fernandez a indiqué que son  gouvernement présentait ses sincères condoléances aux familles de  Mme Bhutto et d'autres victimes et au peuple du Pakistan. 

     Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a envoyé une  lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf, disant qu'il  condamne cette attaque terroriste avec "grande tristesse et  indignation". 

     Le ministère brésilien des Affaires étrangères a exprimé sa  condamnation de cet attentat et appelé à un dialogue avec le  Pakistan. 

     Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a indiqué  qu'il rejetait et condamnait "cet acte de violence aveugle" qui a  tué Mme Bhutto et d'autres hommes et femmes innocents. 

     Le président péruvien Alan Garcia a ordonné de mettre le  drapeau de la nation en berne et condamné l'assassinat comme "un  massacre répulsif". 

     Le ministre dominicain des Affaires étrangères Carlos Morales,  dont le pays assume actuellement la présidence tournante du Groupe de Rio, a exprimé que "le groupe est tellement triste d'entendre  l'assassinat de Mme Bhutto".  

     Rosario Murillo, porte-parole présidentielle nicaraguayenne a  exprimé la condamnation de son pays de cet assassinat. 

     Rejetant l'utilisation de la violence comme moyen d'éradiquer  les divergences politiques, le gouvernement panaméen a affirmé  qu'il était triste du fait que la violence a écourté la vie d'une  combattante désintéressée pour la démocratie. 

     L'attentat suicide de jeudi constitue le deuxième contre Mme  Bhutto depuis qu'elle est retournée dans son pays en octobre après huit ans d'exil. Le premier attentat a eu lieu dans un  rassemblement de son pays natal pour l'accueillr juste après son  retour, tuant 139 personnes.