BANGKOK, 23 décembre (Xinhua) -- Le chef du Parti du
pouvoir du peuple (PPP) Samak Sundaravej a démenti dimanche avoir téléphoné
à l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra et a refusé de
commenter la possibilité qu'il devienne le prochain chef du
gouvernement.
"Les bureaux de vote viennent d'ouvrir leurs portes
pour les électeurs qui déposent leur bulletin de vote, donc il est trop
tôt pour moi de faire actuellement des remarques à ce sujet", a
déclaré M. Samak, interrogé par des médias locaux pour savoir
s'il est grand favori au poste de Premier ministre, devant un bureau
de vote à Bangkok.
"Je vais tenir ce soir une conférence de presse à
20H30 locales (13H30 GMT)", a-t-il déclaré.
Selon la commission électorale, les résultats
préliminaires des élections législatives de dimanche seront connus au plus
tôt dimanche soir.
M. Samak a également rejeté les informations selon
lesquelles il a eu une conversation téléphonique avec M. Thaksin, évincé
du Palais du gouvernement l'année dernière par un coup d'Etat le 9
septembre 2006, séjournant actuellement à Hong Kong pour surveiller
les élections.
"Je n'ai pas le numéro de téléphone portable de M.
Thaksin", a affirmé l'ancien maire de Bangkok, cité par le site internet
du Bangkok Post.
Si le PPP, au sein duquel se sont regroupés les
alliés de M. Thaksin, remporte les élections, le nouveau gouvernement sous
sa direction donnera la priorité à amender la Constitution qui est,
selon lui, "criblée de défauts".
L'ancien parti de M. Thaksin, Thai Rak Thai (TRT),
arrivé au pouvoir en 2001, a été dissous par l'administration militaire
pour fraudes et irrégularités électorales. Beaucoup de membres de
cette ancienne formation se sont ensuite ralliés au PPP.
M. Samak a révélé qu'il a également projeté de
former un gouvernement de coalition avec deux ou trois partis politiques,
si le PPP n'obtient pas assez de sièges au Parlement pour constituer
un gouvernement à la majorité simple.
Les élections générales, destinées à rétablir
la démocratie en Thaïlande, ont commencé dimanche à 08H00 locales (01H00
GMT) dans l'ensemble du pays. Plus de 5.000 candidats représentant
une quarantaine de partis politiques sont en lice pour disputer les
480 sièges au Parlement.