PARIS, 22
décembre(XINHUA) -- Deux hommes présumés proches de la Branche d'Al-Qaïda
au Maghreb islamique (Baqmi) ont été mis en examen samedi à Paris, a-t-on
appris de source judiciaire.
Selon la même source, les deux hommes ont été mis en
examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste" par le juge antiterroriste Philippe Coirre.
Ils ont été placés en détention provisoire par un
juge des libertés et de la détention (JLD) conformément aux réquisitions
du parquet.
Ces deux accusés, un Français de 35 ans et un
Algérien de 31 ans, faisaient partie d'un groupe de huit personnes
interpellées mardi matin à Paris par la DST (Direction de la surveillance
du territoire).
Les six autres personnes placées en garde à vue ont
été remises en liberté sans charge retenue contre elles.
Leur interpellation faisait suite à une enquête de
plusieurs mois de la DST, qui avait entraîné l'ouverture d'une information
judiciaire le 21 novembre pour association de malfaiteurs en
relation avec une entreprise terroriste.
Ils sont soupçonnés d'avoir fourni du matériel
informatique à Baqmi.
Baqmi avait revendiqué les
attentats du 11 décembre à Alger contre le Conseil constitutionnel
algérien et les deux immeubles voisins du Haut-commissariat des Nations
unies pour les réfugiés ( HCR) et du Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD) , attentats qui ont fait, selon le dernier bilan rendu
public par le ministère algérien de l'Intérieur et des Collectivités
locales, 37 morts.