DAMAS, 20 décembre (Xinhua) -- Le ministre syrien
des Affaires étrangères Walid al-Muallem a déclaré jeudi que son pays
" travaille pour aider à régler la crise de l'élection présidentielle
au Liban".
"La Syrie joue un rôle constructif, nous facilitons
une solution", a dit M. al-Muallem lors d'une conférence de persse.
Il a réaffirmé que la Syrie soutient le Liban pour
parvenir à un concensus sur l'élection présidentielle "pour garantir la
sécurit et la stabilité du Liban".
M. Muallem a aussi voulu clarifier les contacts de
la Syrie avec la France en ce qui concerne l'élection présidentielle
libanaise, au lendemain de la publication de reportages selon
lesquelles le président français Nicolas Sarkozy avait dit qu'il
était en train de perdre patience vis-à-vis de Damas.
"Le président français Nicolas Sarkozy a envoyé deux
émissaires pour remettre au président Bachar al-Assad une lettre positive
qui exprime le désir de la France de coopérer avec la Syrie afin de
faciliter un consensus au Liban et le dialogue entre Libanais", a
déclaré le chef de la diplomatie syrienne.
"Le présdient Assad a noté que la Syrie n'était en
contact avec aucune des parties libanaises et ne voulait pas s'ingérer dans
les affaires libanaises. Mais les Français ont réaffirmé qu'ils
avaient contact avec toutes les parties libanaises", a-t-il dit.
Dans les efforts visant à faciliter le règlement de
la crise libanaise, la coopération entre la Syrie et la France se base sur
un cadre selon lequel les relations franco-syriennes ne sont pas
liées à un tiers, a-t-il déclaré.
"La Syrie et la France se sont accordées sur la
déclaration de principes pour élire le général Michel Suleiman comme un
président de consensus en amendant la Constitution libanaise", a indiqué le
ministre syrien.
M. al-Muallem a aussi reproché aux Etats-Unis
d'entraver un accord entre Libanais en ignorant le principe de consenus.
Il a répondu ainsi à une accusation du secrétaire d'Etat adjoint David
Welch, qui avait indiqué cette semaine à Beyrouth, que la Syrie fait
obstacle à l'élection présidentielle libanaise.
"Welch sait maintenant qui entrave l'élection au
Liban et pourquoi il est venu à Beyrouth", a-t-il dit.
A cause de désaccords importants sur le
candidat présidenitel, le Liban a laissé vacant le poste de président depuis le
24 novembre après le départ du président Emile Lahoud, dont le
mandat a expiré. Lundi dernier, le Parlement a reporté, pour la neuvième
fois, l'élection présidentielle au 22 décembre.