NEW YORK (Nations Unies) , 19
décembre (Xinhua) -- Les consultations du Conseil de sécurité de l'ONU sur le
statut du Kosovo, province serbe, se sont terminées mercredi sans résultat
à cause de divergences importantes.
John Sawers, représentant
permanent du Royaume-Uni auprès
des Nations unies,
s'adresse à la presse, le 19 décembre 2007 à New York.
(Photo: Xinhua)
"Le Conseil n'a atteint aucune conclusion
spécifique", a affirmé le ministre italien des Affaires étrangères Massimo
D'Alema, dont le pays assume la présidence du Conseil de sécurité
pour le mois de décembre.
L'ambassadeur de Russie aux Nations
unies, Vitali Chourkine,
devant la presse, le 19 décembre 2007
à New York.
(Photo: Xinhua)
"La volonté générale est d'assurer que la stabilité,
la sécurité de la population, la protection des droits de l'homme et
des droits des minorités et le développement économique et social
doivent continuer à être au centre de notre action et de notre
engagement dans l'avenir", a-t-il dit devant les journalistes.
Zalmay Khalilzad, représentant
permanent des Etats-Unis auprès
des Nations unies,
s'adresse à la presse, le 19 décembre 2007 à New York.
(Photo: Xinhua)
Selon l'ambassadeur de Russie Vitali Chourkine, il y
a encore lieu de négocier entre Belgrade et Kosovo, mais l'Union
européenne et les Etats-Unis soutiennent que "le potentiel pour une
solution négociée est maintenant épuisé".
Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica
s'adresse à la presse, le 19 décembre 2007 à New York.
(Photo: Xinhua)
"En tant qu'optimistes, nous sommes persuadés que
les négociations peuvent continuer et avoir un résultat qui peut être
acceptable pour les deux parties et qui maintiendra la stabilité au
Kosovo et dans les Balkans", a indiqué M. Chourkine.
Il a averti que "tout mouvement vers la déclaration
unilatérale de l'indépendance serait clairement hors des limites du droit
international et de la résolution 1244 (du Conseil de sécurité)".
"Si les choses sortent de la voie légale, si les
choses vont dans la direction d'actions unilatérales, ce serait un coup
dur sur le système international et le droit international", a-t-il
souligné.
Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a
déclaré que les négociations ne devaient pas être bloquées et que le
Conseil de sécurité devaient s'efforcer de trouver un compromis.
"Quand il y a des conflits, les conflits sont
résolutions par négociations", a dit M. Kostunica.
"Toute sorte de déclaration unilatérale de
l'indépendance ou une violation partielle de la résolution 1244 plongerait
cette organisation internationale dans une crise sérieuse", a-t-il dit.
Le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk
Jeremic a déclaré de son côté que la Serbie va recourir à tous les moyens à
sa disposition, sauf l'utilisation de la force, pour sauvegarder sa
Constitution.
Le projet de "feuille de
route" de la Russie pour le Kosovo semble prometteur (vice-ministre des
A.E.)
MOSCOU, 19 décembre (Xinhua) -- La proposition russe d'une
" feuille de route" pour le Kosovo semble prometteuse sur le plan des
négotiations, a estimé mercredi le vice-ministre russe des Affaires
étrangères Vladimir Titov.
"L'initiative de la Russie sur la rédaction d'une
'feuille de route' pour la résolution de la question du Kosovo prend en
compte les intérêts des parties et leur souhait d'être intégrées à
l'Europe", a dit Titov cité par l'agence de presse Itar-Tass.
"Elle est en phase avec les principes de future
résolution du statut du Kosovo, sur lequel la communauté internationale
est parvenue à un accord. C'est pourquoi la proposition de la Russie
est réaliste et semble prometteuse sur le plan des négociations",
a-t-il ajouté.
"Nous attendons une discussion détaillée et
impartiale sur la situation actuelle au Kosovo dans la lignée du rapport
soumis par les trois médiateurs interntionaux au secrétaire général de
l'ONU", a souligné Titov.
"L'intention de l'Union européenne d'envoyer une
mission au Kosovo doit être soutenue par les parties impliquées dans les
négociations et approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU
conformément à la résolution n° 1244", a-t-il estimé.
Le Kosovo, province serbe réclamant son
indépendance, est sous administration de l'ONU depuis 1999. La majorité
albanaise, qui représente 90 % de la population, veut l'indépendance de la
province à laquelle la Serbie propose une autonomie substantielle.
Les dernières négociations sous la médiation des
envoyés de la troïka (Etats-Unis, UE et Russie) se sont finies le 10
décembre sans résultat. Le 19 décembre, le Conseil de sécurité des Nations
unies discutera du rapport de la troïka.
La Russie met en garde contre une éventuelle
"crise incontrôlable" au Kosovo
L'indépendance du Kosovo ne pose aucun problème à
l'UE
La Russie met en garde contre une éventuelle "crise
incontrôlable" au Kosovo