LA
HAVANE, 18 décembre (Xinhua) -- La plus grande rébellion colombienne a
annoncé qu'elle remettrait trois otages au président vénézuélien Hugo
Chavez, rapporte mardi l'agence de presse Prensa Latin de Cuba.
Mme Clara Rojas,
(Photo: Xinhua/AFP)
Les Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) ont affirmé qu'elles remettraient Mme
Clara Rojas, son fils Emmanuel et l'ancienne députée Consuelo Gonzalez à
M. Chavez ou à un intermédiaire de leur choix.
l'ancienne députée Consuelo Gonzalez
(Photo: Xinhua/AFP)
M. Chavez a joué un rôle de médiateur entre les FARC
et le gouvernement colombien jusqu'au 21 novembre dernier, date à
laquelle ce dernier a rejeté la médiation du chef de l'Etat
vénézuélien, en exprimant sa colère vis à vis d'un entretien entre M.
Chavez et un général colombien sans autorisation du gouvernement
colombien.
Mme Rojas est l'assistante de Mme Ingrid Betancourt,
de nationalité franco-colombienne, enlevée en février 2002
lorsqu'elle était en lice dans la course à la présidence
colombienne.
Selon un livre publié en 2006, Emmanuel est né il y
a trois ans des relations entre Mme Rojas et l'un de ses ravisseurs.
Rafael Calcines, un correspondant de Prensa Latin à
Bogota ( capitale colombienne), a déclaré avoir reçu par email un
communiqué des FARC sur la remise en liberté des otages.
Les FARC détiennent environ 50 otages et tentent de
les échanger contre 500 combattants FARC actuellement en détention
dans des prisons gouvernementales. Mme Betancourt se trouve au coeur
de cet échange proposé, parce qu'elle est de nationalité française et que
Paris intervient dans le processus d'échange.
Les FARC ont qualifié leur décision de remettre en
liberté trois otages en compensation pour M. Chavez et les familles des
otages.
Début décembre, le président colombien
Alvaro Uribe a décidé de mettre en place une zone neutre de 250 km2 pour que les
FARC et le gouvernement discutent du processus d'échange. Mais
les rebelles soulignent la nécessité d'élargir cette zone, qualifiant
M. Uribe d'"ennemi de la paix" et sa proposition d'inacceptable.