TEHERAN, 18 décembre (Xinhua) -- L'Iran a redit
mardi son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium alors
que le pays a reçu lundi le premier chargement de combustible nucléaire
russe pour sa centrale de Bouchehr.
D'après le numéro deux de l'Agence iranienne de
l'énergie atomique, Mohammad Saeedi, cité par l'agence de presse
officielle IRNA, bien que certains pensent que l'Iran, depuis cette
livraison, n'a plus besoin d'enrichir de l'uranium, l'idée que le pays
suspende ses activités d'enrichissement est une "analyse dépassée".
"La question du combustible nucléaire n'a rien à
voir avec les activités d'enrichissement d'uranium de l'Iran", a-t-il
estimé.
Il a ajouté que l'Iran devrait adopter une politique
lui permettant de produire au moins une partie du combustible
nucléaire dont le pays a besoin.
Téhéran a décidé de construire une nouvelle centrale
nucléaire de 360-mégawatts à Darkhowein, dans la province du Khuzestan
(sud- ouest), a informé Saeedi qui a précisé que l'Iran projetait de
construire davantage de centrales nucléaires moyennes dans l'avenir.
Lundi, la société russe Atomstroiexport a livré à
l'Iran un chargement de combustible nucléaire pour la centrale de
Bouchehr.
Ce chargement consiste en de l'uranium U-235 enrichi
à 3,62 %, selon un communiqué de la société russe. La livraison totale
sera échelonnée sur 2 mois.
Gholamreza Aghazadeh, chef de l'Agence iranienne de
l'énergie atomique, a exclu toute suspension de l'enrichissement d'uranium
par son pays comme conséquence de cette livraison.
"Nous construisons une centrale nucléaire de 360
mégawatts et cette centrale a besoin de combustible", a dit Aghazadeh cité
par l'IRNA.
"La construction de cette centrale durera
plusieurs années. Parallèlement à cela, le site d'enrichissement de Natanz
a également besoin d'être agrandi", a souligné Aghazadeh.