DIYARBAKIR (Turquie), 18 décembre
(Xinhua) -- L'armée turque, qui a pénétré dans le nord de l'Irak dans la
nuit de lundi à mardi, a commencé à se retirer de la province irakienne
d'Erbil mardi en fin d'après-midi, ont dit à Xinhua des sources de l'Union
patriotique du Kurdistan (UPK) d'Irak.

(Photo : Xinhua/Reuters)
Au moins 300 soldats turcs
sont entrés dans le nord de l'Irak pour y combattre les militants du Parti
des travailleurs du Kurdistan (PKK, illégal), selon la chaîne de
télévision privée turque NTV.
Selon les sources de l'UPK, des affrontements ont eu
lieu entre forces de sécurité turques et PKK dans le nord de l'Irak.

Des avions de chasse F16 de la
Turquie, le 29 octobre 2007 à Istanbul.
(Photo : Xinhua/Reuters)
Un porte-parole de l'administration de la région
kurde a déclaré mardi que des soldats turcs étaient entrés en territoire
kurde, mais qu'aucune information sur des affrontements n'avait été
donnée et il a ajouté que les Turcs n'avaient rencontrés aucun membre des
forces de sécurité kurdes irakiennes (peshmergas).
Les peshmergas ont reçu l'ordre de défendre leur
territoire en cas d'avancée de l'armé turque.

Des avions de
chasse F16 de la Turquie prets à décoller de la base aérienne militaire
située dans la ville de Diyarbakir, dans le sud-est de la
Turquie, le 7 novembre 2007. (Photo :
Xinhua/Reuters)
Plus tôt, un porte-parole des garde-frontières
kurdes d'Irak avaient informé Xinhua qu'une centaine de soldats turcs
armés d'armes légères avait pénétré la région montagneuse de Bradrak
près de la frontière.
Mais le gouvernement turc n'a rien confirmé
explicitement et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré :
"notre armée fait ce qui est nécessaire et continuera de le faire... le
terrorisme n'est pas un phénomène local, il est international".
Le PKK, considéré par les Etats-Unis et la Turquie
comme une organisation terroriste, a pris les armes en 1984 contre la
Turquie pour obtenir la création d'un territoire ethnique
indépendant dans le sud-est. Ce conflit a déjà plus de 30 000 morts.