ANKARA, 18 décembre (Xinhua) -- Le Premier ministre
turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué mardi que l'armée turque continuerait
de lutter, comme elle le doit, contre les militants du Parti des
travailleurs du Kurdistan (PKK, illégal).
Erdogan a fait ces remarques à une conférence de
presse conjointe, à Ankara, avec le Premier ministre macédonien en
visite Nikola Gruevski.
Erdogan a souligné que la communauté internationale
avait soutenu les récentes opérations militaires turques.
"Nous n'avons pas une approche négative concernant
l'intégrité territoriale irakienne ... les civils et nos amis irakiens",
a-t- il affirmé.
Mais il a souligné que le PKK, "ennemi" de la
Turquie et ses membres, des "terroristes", menaçaient l'unité
nationale.
Plus tôt, le président turc Abdullah Gül a déclaré
dans le centre de la Turquie : "Ce n'est pas une opération contre les
civils en Irak. L'Irak est un pays voisin et nous voulons aider
l'Irak à en finir avec le terrorisme car le pays en est
incapable".
"La lutte contre le terrorisme nécessite la
coopération internationale et nous avons bénéficié de la coopération
internationale dans les récentes opérations".
Dimanche, un raid aérien de l'armée turque contre
des villages proches de la frontière dans le massif du Qandil ont fait six
mort dont cinq membres du PKK et six blessés, selon une source de la
sécurité kurde.
Selon un communiqué de l'état-major turc publié sur
son site Internet, les avions de combat turcs ont bombardé des positions
des rebelles du PKK dans le nord de l'Irak.
L'armée turque a récemment mené plusieurs opérations
contre le PKK qui utilise le nord de l'Irak pour lancer des attaques
contre la Turquie.
Des opérations de sécurité sont en cours dans le
sud-est et l'est de la Turquie, et 100 000 soldats turcs sont massés le
long de la frontière turco-irakienne en prévision d'une éventuelle
opération transfrontalière contre les 3 000 rebelles du PKK basés en
Irak.
Le PKK, considéré par les Etats-Unis et la
Turquie comme une organisation terroriste, a pris les armes en 1984 contre
la Turquie pour obtenir la création d'un territoire
ethnique indépendant dans le sud-est. Ce conflit a déjà fait plus de
30 000 morts.