GENEVE, 17 décembre (XINHUA) -- Le Conseil national,
chambre basse du Parlement suisse, a réitéré lundi de justesse, par 93
voix contre 89, sa volonté d'inscrire les pistolets à
électrochocs "tasers" dans la liste des moyens admis dans la loi sur
l'usage de la contrainte.
En Suisse, seuls les cantons de Neuchâtel, de Genève
et du Valais y ont renoncé.
Les opposants jugent l'usage de ces armes
"totalement disproportionné". Les "tasers" ont causé la mort de nombreuses
personnes, le dernier cas connu étant celui d'un immigrant polonais
tué par deux décharges à Vancouver.
Face à l'opposition de nombreux milieux, le
gouvernement suisse a renoncé à autoriser ce moyen lors des renvois
d'étrangers par la force.
Depuis 2003, les "tasers" ont été utilisés
seize fois en Suisse, sans qu'il y ait de problème. Leur usage est réservé
aux engagements de police spéciaux, par exemple en cas de prise
d'otages ou pour maîtriser des forcenés.