BRUXELLES, 17 décembre (XINHUA) -- Le Premier
ministre belge Guy Verhofstadt a été chargé lundi par le roi Albert II de
mettre sur pied un gouvernement intérimaire, censé gérer les "affaires
urgentes" et qui entamera des négociations qui doivent conduire à
une réforme des institutions.
Guy Verhostadt a précisé dans l'après-midi que sa
mission serait de courte durée et qu'il devrait passer le relais au chef
des chrétiens-démocrates flamands Yves Leterme au plus tard le jour
de Pâques, le 23 mars prochain.
Il proposera par ailleurs que, parallèlement et
indépendemment du travail gouvernemental, commencent des négociations sur
un programme socio-économique du gouvernement définitif ainsi que
sur un accord communautaire.
Le libéral flamand, qui a subi une lourde défaite
électorale le 10 juin après avoir gouverné le pays pendant huit ans, est
considéré comme un sauveur après six mois d'une crise entre Flamands
et Wallons qui menace la pérennité du royaume.
Dans un sondage paru lundi dans le quotidien
francophone La Libre Belgique, il est en effet redevenu l'homme le plus
populaire de Belgique, tant en Wallonie qu'en Flandre, taillant des
croupières aux vainqueurs des élections.
Yves Leterme, leader du premier parti du parlement
federal, a confirmé lundi en début de soirée qu'il était candidat pour
reprendre le flambeau en vue de la formation d'un gouvernement
définitif. Il a ajouté que lui-même et son parti veulent prendre des
responsabilité dans le gouvernement intérimaire que Guy Verhofstadt doit
constituer.
Le 1er décembre, M. Leterme a renoncé à tenter
de former un gouvernement de coalition avec les libéraux en raison des
graves divergences entre néerlandophones et francophones sur une
plus grande autonomie réclamée par la Flandre, mais refusée par
Bruxelles et la Wallonie.