PARIS, 17 décembre (Xinhua) -- La Conférence des
donateurs pour les territoires palestiniens s'est ouverte lundi au centre
de conférence internationale à Paris, avec la participation
d'environ 90 délégations, pour discuter du soutien financier et politique
aux Palestiniens.
Dans son discours à l'ouverture de la conférence, le
président français Nicolas Sarkozy a annoncé que la France accorderait
près de 200 millions d'euros dans les trois prochaines années à
venir.
La conférence de Paris a trois objectifs: apporter
un soutien immédiat à l'ensemble de la population palestinienne, à
l'économie palestinienne, et accompagner l'édification progressive d'un
Etat palestinien moderne, a déclaré le président français.
Il s'agit de la conférence internationale des
donateurs la plus large consacrée aux Territoires palestiniens depuis la
conférence organisée à Paris en 1996. Elle a pour but de mobiliser les
donateurs, dans la continuité de la conférence d'Annapolis, et de
fournir un "soutien financier et politique" à l'Autorité
palestinienne, afrin de lui permettre de "se doter des capacités de
construire un Etat viable", selon le ministère français des Affaires
étrangères.
Les travaux de la conférence prendront comme base le
programme de réforme et de développement triennal 2008-2010 élaboré par
l'Autorité palestinienne.
Dans le contexte actuel, la conférence de Paris
insiste notamment sur les priorités de court terme, notamment la
stabilisation de l'économie palestinienne et la mise en oeuvre sur le
terrain des mesures rapides et efficaces qui "amélioreront la vie
quotidienne des Palestiniens" en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la
mise en oeuvre des mesures sur la circulation des biens et des personnes
dans les Territoires palestiniens, selon le Quai d'Orsay.
Des représentants de près de 70 pays
et d'une dizaine d'organisations internationales, telles que l'ONU,
la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et
des institutions financières arabes, participent à la rencontre
d'une journée. L'Autorité palestinienne souhaite obtenir 5,6
milliards d'euros d'aide.