BRUXELLES, 14 décembre
(XINHUA) -- Les dirigeants de l'Union européenne ont tenu leur sommet
vendredi à Bruxelles après avoir discuté d'une série de questions dont le
Kosovo et la mondialisation.
(Photo: Xinhua)
Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet,
le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays assume la
présidence de l'UE, a annoncé que l'UE avait pris "la décision
politique" d'envoyer au Kosovo une importante mission, civile et de
soutien à la police, forte de quelque 1800 membres, mais il n'a pas parlé
de l'indépendance de ce territoire serbe.

(Photo: Xinhua)
"C'est le plus clair signal que l'UE entend jouer un
rôle moteur dans l'avenir du Kosovo et sur son statut", a-t-il
ajouté.
Selon des informations, cette mission aura pour
tâche de diriger un Bureau international qui devrait prendre le relais de
la mission de l'ONU qui gère le Kosovo depuis 1999.
(Photo: Xinhua)
Un autre important sujet du sommet est comment faire
face au défi de la mondialisation. Les dirigeants de l'UE ont tenté de
trouver une approche commune face à la mondialisation, déclarant que
les tendances inévitables devraient devenir "une source d'opportunités
plutôt que comme une menace".
"La mondialisation façonne de plus en plus nos vies
quotidiennes en favorisant l'échange des personnes, des biens,
des services et des idées, en offrant de nouvelles possibilités pour
les citoyens et les entreprises", a indiqué la déclaration qui a été
adoptée à l'isue du sommet.
En réponse aux défis "économiques, sociaux,
environnementaux, de l'énergie et en matière de sécurité" posés par la
mondialisation, les dirigeants de l'UE ont insisté sur la
réciprocité de l'ouverture, un message clair qui fait écho à un
récent appel lancé par le président français Nicolas Sarkozy.
Lors de leur sommet, les dirigeants de l'UE ont
décidé de choisir l'ex-Premier ministre espagnol, Felipe Gonzalez, pour
présider le "groupe de réflexion" voulu par Nicolas Sarkozy pour
réfléchir à l'avenir de l'Europe.
Sa nomination a été saluée par les partisans de
l'intégration européenne. "C'est une personnalité qui a beaucoup
d'expérience et je suis convaincu qu'il remplira sa mission européenne avec
un esprit européen", a déclaré le président du Parlement européenn,
Hans-Gert Pöttering.
Le Groupe de réflexion, initialement appelé le
groupe des sages, sera chargé de refléter le passé de l'UE et de jeter un
cadre pour l'avenir du bloc des 27 pays.
Les dirigeants ont également procédé à des
discussions sur les changements climatiques et l'énergie. La déclaration
adoptée a rappelé que l'UE avait pris "des engagements très ambitieux" au
sommet européen du mars dernier, pour dynamiser les énergies
renouvelables et à réduire les émissions de gaz à effet de serre,
tout en appelant les autres pays, notamment les Etats-Unis, la
Russie, la Chine, l'Inde et le Brésil, à suivre son exemple.
En plus des questions susmentionnées,
les dirigeants de l'UE ont également discuté du projet Galileo,
du dialogue interculturel, de l'immigration, de la coopération avec
l'Afrique, du Moyen- Orient et de l'Iran.