WASHINGTON, 12 décembre (Xinhua) -- Le contrôle
dynamique de la tuberculose (TB) pourra rapporter aux pays pauvres des
bénéfices économiques substantiels, selon une étude de la Banque mondiale
( BM), rendue publique mercredi.
Les pays africains gravement affectés par cette
maladie pourraient obtenir neuf fois plus de bénéfices que leurs
investissements dans le contrôle de la TB, première maladie
infectieuse parmi les adultes après le HIV/sida, selon cette
étude intitulée : Bénéfices économiques des investissements globaux
dans le contrôle de la tuberculose.
L'étude a par ailleurs averti que malgré les récents
bénéfices obtenus dans la lutte contre la TB, il y a encore eu 8,8
millions de nouveaux cas et 1,6 million de morts dus à cette maladie en
2005.
Sans traitement, deux tiers des cas, dont les
prélèvements sont positifs, meurent en cinq à huit ans, la plupart mourant
au cours des 18 mois après l'infection, a relevé l'étude.
Celle-ci, mandatée par la BM au nom du Stop TB
Partnership et financée par la Fondation Bill et Melinda Gates, a attiré
l'attentation des agences internationales de la santé et du
développement, ainsi que des groupes de recherche et de la
société civile, qui s'attendent à un contrôle plus offensif de la TB à
travers le monde.
"Le rapport a pour objectif de prouver si les
bénéfices économiques du contrôle de la TB sont plus importants que les
coûts. Il se trouve que les probables bénéfices sont d'une
importance impressionnante", a fait remarquer le Dr Jorge
Sampaio, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Stop TB
Partnership et ancien président du Portugal.
"Ce rapport devrait réveiller les pays sur le besoin
urgent d'un engagement financier plus important dans le contrôle de la
TB ", a indiqué Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fond
mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
"Le contrôle efficace de la TB a un
impact positif sur la vie de millions de personnes infectées par la TB,
sur l'ensemble des communautés et il réduit le fardeau de la maladie
sur les économies nationales", a-t-il ajouté.