ROME, 10 décembre (XINHUA)
-- L'agriculture biologique peut contribuer à lutter contre la faim, mais
ne peut se substituer aux systèmes agricoles conventionnels pour assurer la
sécurité alimentaire mondiale, a déclaré lundi à Rome le Dr Jacques Diouf,
directeur général de l'Organistaion des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO).
En faisant cette déclaration M. Diouf commentait les
récents articles de presse suggérant que la FAO appuie l'agriculture
biologique pour mettre un terme à la faim dans le monde.
"Nous devrions utiliser l'agriculture biologique et
la promouvoir," a déclaré M. Diouf et d'ajouter: "Elle produit des
aliments sains et nutritifs et représente une source croissante
de revenus pour les pays développés et en voie de développement.
Mais il est impossible de nourrir six milliards de personnes de nos
jours et neuf milliards en 2050 sans employer de manière judicieuse
les engrais chimiques."
L'agriculture biologique interdit généralement
l'emploi de produits chimiques. Près de 31 millions d'hectares de terre,
soit à peu près 2 % des terres agricoles mondiales, ont été cultivées
de manière biologique en 2005, générant des ventes s'élevant en 2006
à 24 milliards de dollars dans l'Union européenne, aux Etats- Unis, au
Canada et en Asie.