BALI (Indonésie), 8
décembre (XINHUA) -- Les pays en développement ont d'une seule et même
voix demandé une révision du mécanisme financier de la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) et exprimé leur
profonde préoccupation concernant le fossé entre les fonds disponibles et
les fonds nécessaires pour les mécanismes financiers prévus.
Dans un communiqué publié samedi à Bali, le groupe
des 77 pays en développement a estimé qu'à moins que ce fossé ne soit
comblé, les objectifs de la convention ne seront pas atteints.
Ce communiqué a été publié à l'issue d'une réunion
du G77 samedi.
Mais les Etats-Unis, le Japon, l'Union européenne et
leurs alliés bloquent cette révision estimant qu'elle ne doit pas
revenir sur la compétence du Fonds pour l'environnement mondial
( FEM) pour faire appliquer les mécanismes financiers prévus par la
Convention, souligne le communiqué.
Le FEM, créé en 1991, est une institution financière
internationale comptant 178 membres et consacrée au lien entre
environnement et développement durable. Il accorde des subventions à
des projets, dans des pays en développement, liés à la biodiversité, aux
changements climatiques, aux eaux internationales, à la dégradation des
terres, à la couche d'ozone et aux polluants organiques persistants.
La Conférence des parties de l'UNFCCC fournit
régulièrement des conseils au FEM sur la politique vis-à-vis des
changements climatiques, les priorités et les critères d'éligibilité des
financements.
La conférence de Bali, qui s'est ouverte lundi,
devrait déboucher sur une feuille de route en vue de l'accord
international qui succèdera au protocle de Kyoto, à son expiration en
2012.