BEYROUTH, 7 décembre (XINHUA) -- Le ministre
français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a fait savoir qu'un
nouveau président libanais pourrait être élu mardi.
"Je pense que mardi on pourrait avoir un président",
a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse avant la fin de sa
septième visite au Liban.
Il a ajouté qu'il fallait travailler avec encore un
petit effort sur les amendements constitutionnels afin d'élire le
nouveau président libanais, exprimant le souhait que la majorité et
l'opposition du Parlement libanais puissent parvenir à un accord sur cette
question.
M. Kouchner, dont le pays dirige les efforts
internationaux pour trouver une solution à cette crise politique
libanaise, est arrivé mardi soir au Liban. Il s'agit de sa septième visite
au Liban cette année.
Vendredi plus tôt, le président du Parlement
libanais Nabih Berri a reporté à mardi prochain une session spéciale
destinée à élire un président.
Jeudi, les médias locaux avaient indiqué que cette
session ne devrait pas avoir lieu car les dirigeants rivaux libanais n'ont
pas pu se mettre d'accord sur la manière d'amender la
constitution pour permettre le commandant de l'armée, le général Michel
Suleiman, de remplacer l'ancien président Emile Lahoud dont le
mandat a expiré le 24 novembre.
Le général Suleiman, 59 ans, occupe son poste
depuis 1998. Il est considéré comme une figure neutre dans le pays où
presque chaque politicien est considéré soit comme pro-syrien soit
comme anti-syrien.