KAMPALA, 7 décembre
(XINHUA) -- Le gouvernement ougandais a refusé de déclarer l'état
d'urgence pour propagation de l'épidémie d'Ebola, soutenant avoir mis en
place un mécanisme pour contenir la maladie.
Nsaba Buturo, ministre de l'Information par intérim,
a déclaré vendredi aux journalistes à Kampala qu'à présent, il n'est pas
nécessaire de déclarer l'état d'urgence car le gouvernement, avec
l'aide des agences internationales, a mis en place un mécanisme
approprié pour combattre la maladie.
"L'état d'urgence n'est pas d'actualité car nous
maîtrisons la situation et la confirmation de nos partenaires,
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'UNICEF, est bonne", a
déclaré M. Buturo accompagné d'Emmanuel Otaala, ministre d'Etat chargé des
soins de santé primaires.
"Ils ont vérifié nos infrastructures, notre
engagement, le réseau que nous avons sur le terrain et ils sont contents",
a-t-il ajouté.
Mais M. Buturo a également déclaré que si la
situation exigeait que l'état d'urgence soit déclarée, le gouvernement
n'hésiterait pas à le faire.
M. Otaala a déclaré que le gouvernement a approuvé
un plan de 6 milliards de shillings ougandais (soit environ 3,5 millions de
dollars américains) pour contenir la maladie virulente qui a tué
jusqu'à présent 22 personnes et contaminé 101 autres.
De par cette déclaration, le gouvernement a réagi à
la demande des députés qui souhaitent voir instaurer l'état d'urgence à
Bundibugyo, district ouest du pays, et dans les districts voisins où
des personnes auraient été contaminées.
C'est la seconde épidémie d'Ebola que connaît
l'Ouganda; cette dernière serait provoquée par une nouvelle souche du
virus qui serait plus bénigne que les quatre autres souches.
D'après un rapport du groupe de travail national sur
l'Ebola (NTF), l'épidémie augmente surtout dans la municipalité de
Bundibugyo. Le NTF a également averti que 253 000 personnes
vivant dans les sous-comtés du district risquent de contracter la
maladie mortelle. Fin