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Une nouvelle ère s'ouvre pour la coopération UE-Afrique
  2007-12-08 09:00:15  

     LOME, 7 décembre (XINHUA) -- Selon le commissaire européen au  Développement et à l'Action humanitaire cité vendredi par le  réseau de presse MEDIA-TOGO, une nouvelle ère de coopération  s'ouvre entre l'Afrique et l'Union europénne à quelques jours d'un sommet historique qui réunira à Lisbonne les 8 et 9 décembre  prochain l'ensemble des 27 pays de l'Union et des 53 pays  africains. 

     "Ce sommet est porteur d'une nouvelle ambition pour le  partenariat euro-africain. Il est en effet plus que temps de  moderniser la relation entre nos deux continents", a-t-il dit. 

     L'Afrique, selon lui, vit désormais à l'heure de la  mondialisation. Pour la première fois depuis plus de trente ans,  l'Afrique a enregistré pour la quatrième année consécutive une  croissance économique réelle de plus de 5 %. L'Afrique, et son  sous-sol riche en matières premières et en pétrole, est  aujourd'hui courtisée par toutes les puissances de la planète...  Elle n'est plus perçue comme un "fardeau" mais comme une  opportunité. De fait, l'Afrique est devenue pour tous un enjeu et  un partenaire majeur tant sur le plan économique que politique, a- t-il souligné. 

     L'Afrique, poursuit-il, s'affirme également comme une force  internationale qui s'organise et veut peser. 

     L'Union africaine devient le cadre institutionnel de gouvernance continentale pour traiter non seulement les problèmes internes à  l'Afrique mais aussi des grands défis du XXIème siècle comme le  changement climatique, l'énergie, les révolutions technologiques,  a mis en avant le commissaire. 

     Pour Louis Michel, ces profondes mutations appellent l'Europe  et l'Afrique à "refonder" leur partenariat, autour de trois  composantes essentielles. Premièrement, la relation Europe-Afrique doit être fondée sur le principe d'une responsabilité partagée,  entre partenaires égaux en droits et en devoirs. Cela nécessite  une rupture avec l'afro-pessimisme et la vision caritative voire  paternaliste qui n'ont que trop dévoyé notre partenariat, a-t-il  renchéri.  

     "L'Afrique n'est pas une chasse-gardée européenne, ni la chasse- gardée des bienpensants misérabilistes. Ensemble, nous devons  pouvoir engager un dialogue politique plus franc, plus ouvert,  permettant d'aborder ensemble, sans drame ni dogme, mais dans le  respect et la confiance, même les sujets difficiles comme les  droits de l'Homme, la corruption, les migrations mais aussi les  subventions agricoles ou la fuite des cerveaux ", a encore  commenté le commissaire européen. 

     Deuxièmement, explique-t-il, la relation entre l'Europe et  l'Afrique doit se structurer autour d'un agenda global, au-delà de l'aide au développement. Il s'agit, pour lui, de poursuivre un  dialogue et une coopération sur des questions d'intérêt commun  telles que la gouvernance, le commerce, les infrastructures, le  secteur privé, l'énergie et la culture.  

     "C'est ce que proposent la Stratégie et le Plan d'action  élaborés conjointement par l'UE et l'UA en vue du sommet. Cette  coopération nous permettra de définir nos intérêts communs et de  les porter ensemble dans les instances internationales, avec un  plus grand potentiel d'influence", a-t-il poursuivi. 

     Troisièmement, le commissaire européen pense qu'il convient de  moderniser la politique de développement en Afrique. "L'aide n'est pas une fin en soi; elle doit être un investissement qui stimule  la croissance économique nécessaire à la lutte contre la pauvreté, a-t-il conclu.