BOGOTA, 6 décembre (Xinhua) -- Le président
colombien, Alvaro Uribe, a fait part jeudi de son respect et de sa
compréhension vis- à-vis des raisons du président français, Nicolas
Sarkozy, d'envoyer un message au chef de file des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC), pour demander la libération de
la citoyenne franco-colombienne, Ingrid Betancourt.
"Le président Sarkozy a transmis aux FARC et à son
chef de file Manuel Marulanda un message. Le gouvernement colombien
respecte et partage cette décision", a indiqué M. Uribe.
Il a tenu ces propos lors d'un discours prononcé à
l'Ecole militaire de Bogota. Le président Uribe a montré son respect pour
les préoccupations françaises envers Mme Betancourt, retenue en
otage par les rebelles des FARC.
"M. Sarkozy exige la libération de Mme Betancourt et
nous demandons également celle des autres otages, dont 47 sont
considérés comme échangeables, mais nous avons seulement reçu les
preuves d'existence de 24 d'entre eux. Je me demande où sont celles
des autres", a-t-il indiqué.
Après avoir vu des vidéos comportant les preuves
d'existence et des photos de Mme Betancourt et d'autres otages, M. Sarkozy
a envoyé un message à Pedro Marin, alias "Tirofijo" ou "Manuel
Marulanda", pour lui demander de relâcher les otages, afin d'éviter
une fin tragique.
M. Uribe a fait remarquer que le gouvernement
colombien espère obtenir la libération de tous les otages retenus par les
FARC, sans se limiter à celle de Mme Betancourt.
Les rebelles des FARC détiennent toujours quelque
800 otages.
Mme Betancourt, enlevée en février 2002 dans le sud
de la Colombie, est jugée "échangeable" par les FARC contre certains de
ses anciens membres emprisonnés par la Colombie ou à l'étranger.
M. Uribe a annoncé que son gouvernement
va poursuivre les opérations militaires contre la guérilla par le biais
de l'application d'une politique de sécurité démocratique,
affirmant toutefois qu'il sera ouvert aux institutions colombiennes
d'opinion politique concernant les propositions de dialogue.