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Otages : la Colombie respecte le message français envoyé aux FARC
  2007-12-07 13:50:52  

    BOGOTA, 6 décembre (Xinhua) -- Le président colombien, Alvaro  Uribe, a fait part jeudi de son respect et de sa compréhension vis- à-vis des raisons du président français, Nicolas Sarkozy,  d'envoyer un message au chef de file des Forces armées  révolutionnaires de Colombie (FARC), pour demander la libération  de la citoyenne franco-colombienne, Ingrid Betancourt. 

     "Le président Sarkozy a transmis aux FARC et à son chef de file Manuel Marulanda un message. Le gouvernement colombien respecte et partage cette décision", a indiqué M. Uribe. 

     Il a tenu ces propos lors d'un discours prononcé à l'Ecole  militaire de Bogota. Le président Uribe a montré son respect pour  les préoccupations françaises envers Mme Betancourt, retenue en  otage par les rebelles des FARC. 

     "M. Sarkozy exige la libération de Mme Betancourt et nous  demandons également celle des autres otages, dont 47 sont  considérés comme échangeables, mais nous avons seulement reçu les  preuves d'existence de 24 d'entre eux. Je me demande où sont  celles des autres", a-t-il indiqué. 

     Après avoir vu des vidéos comportant les preuves d'existence et des photos de Mme Betancourt et d'autres otages, M. Sarkozy a  envoyé un message à Pedro Marin, alias "Tirofijo" ou "Manuel  Marulanda", pour lui demander de relâcher les otages, afin  d'éviter une fin tragique. 

     M. Uribe a fait remarquer que le gouvernement colombien espère  obtenir la libération de tous les otages retenus par les FARC,  sans se limiter à celle de Mme Betancourt. 

     Les rebelles des FARC détiennent toujours quelque 800 otages. 

     Mme Betancourt, enlevée en février 2002 dans le sud de la  Colombie, est jugée "échangeable" par les FARC contre certains de  ses anciens membres emprisonnés par la Colombie ou à l'étranger. 

     M. Uribe a annoncé que son gouvernement va poursuivre les  opérations militaires contre la guérilla par le biais de  l'application d'une politique de sécurité démocratique, affirmant  toutefois qu'il sera ouvert aux institutions colombiennes  d'opinion politique concernant les propositions de dialogue.