KAMPALA, 6 décembre (XINHUA) -- Les députés
ougandais ont demandé au ministère de la Santé d'interdire tous les
rassemblements publics dans le pays comme mesure préventive contre la
mortelle Fièvre hémorragique Ebola.
Les députés ont appelé le cabinet lors du débat au
parlement à suspendre les rassemblements publics tels que les mariages et
les cérémonies religieuses de masse, déclarant que les poignées de
main peuvent entraîner la propagation de la maladie qui a d'ores et
déjà fait cinq morts parmi les travailleurs de la santé.
Le député d'Ibanda, Otada Amooti, a également
déclaré que le ministère de la Santé devrait interdire aux gens venant des
zones contaminées de voyager.
Jeudi, le gouvernement ougandais a confirmé la
présence depuis août du virus Ebola dans certaines parties du district de
Bundibugyo qui borde la République démocratique du Congo.
Selon les experts, le virus qui a tué 20 personnes
sur les 91 cas recensés dans l'ouest de l'Ouganda est une nouvelle souche
du virus, qui est caractérisé par de fortes fièvres, des douleurs
abdominales et de la diarrhée, mais moins de saignements internes et
externes.
De leur côté, les missions étrangères installées en
Ouganda ont conseillé à leur ressortissants de ne pas se rendre dans les
zones contaminées par la maladie mortelle.
Le virus Ebola est une des maladies les plus
virulentes que connaît l'humanité, et qui entraîne la mort dans 50 % à 90
% des cas.
Selon certaines sources, des experts du centre de
contrôle et de prévention des maladies (CDC) basé à Atlanta, Etats-Unis,
et le ministère ougandais de la Santé assemblent la machine qui servira
à tester le virus Ebola à l'Institut de recherche de virus ougandais
d'Entebbe, ville située à 40 km au sud de Kampala.
L'équipement devrait être opérationnel d'ici la
semaine prochaine et dépistera l'Ebola et d'autres virus hémorragiques
plus vite et rendra l'intervention plus rapide.
Actuellement, les échantillons sont envoyés dans
des laboratoires en Afrique du Sud et aux Etats-Unis, ce qui
entraîne des retards.