WASHINGTON, 6 décembre (XINHUA) -- La Banque
mondiale et Merck Co.Inc, une campagnie pharmaceutique internationale, ont
proposé d'augmenter à 50 milliards de dollars les financements pour
combattre l'onchocercose (cécité des rivières) dans 28 pays
africains, a-t-on appris mercredi d'un communiqué de la Banque
mondiale.
Merck a promis 25 millions de dollars, soit presque
la moitié des financements nécessaires pour les huit prochaines années, en
vue d'aider à éradiquer cette maladie qui met en danger 100 millions
de personnes dans le monde, en particulier en Afrique sub- saharienne,
indique le communiqué.
La cécité de rivières entraîne des nodules sur la
peau et des lésions graves et cause une déficience visuelle.
La Banque mondiale travaille avec Merck et d'autres
partenaires pour collecter les 25 millions de dollars restants.
Ces 50 millions de dollars s'ajouteront aux 20
millions de dollars déjà collectés par la Banque mondiale auprès de ses
partenaires internationaux pour soutenir son programme
anti- onchocercose jusqu'à 2015.
"Avec ce partenariat public-privé, nous pouvons
éliminer la cécité des rivières en Afrique et libérer les terres
dangereuses pour la production agricole et la réduction de la pauvreté", a
déclaré le président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick.
Depuis la mise en application de ce programme en
1974 par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé (OMS),
l'onchocercose a été presque éliminée dans 10 des 11 pays africains
ciblés, permettant la réhabilitation et la culture de plus de 25 millions
d'hectares de terres fertiles, l'augmentation de la production agricole et
des revenus des paysans, ainsi que d'empêcher 600 000 personnes de devenir
aveugles.
Merck a rejoint la lutte contre cette maladie en
1987 en annonçant l'offre gratuite de son médicament MECTIZAN, le seul
médicament connu pour stopper le développement de la cécité des
rivières, aussi longtemps que nécessaire.
En 1995, la Banque mondiale, l'OMS, des ONG,
des fondations et d'autres donateurs ont lancé le programme de contrôle
de cécité des rivières en Afrique (APOC) pour superviser l'offre
de MECTIZAN dans des pays africains.