Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Fin de la visite en Algérie du président français
-
La moitié des Français trouvent la politique de Sarkozy va "plutôt dans le bon sens"
-
Une opération militaire massive à Gaza est une "question de temps",dit Barak
-
Il faut être patient pour atteindre la sécurité en Irak (Robert Gates)
-
Le gouvernement letton annonce sa démission
Fin de la visite en Algérie du président français
  2007-12-06 07:21:40  

   ALGER, 5 décembre (XINHUA) -- Le président français Nicolas  Sarkozy a quitté mercredi l'Algérie, au terme d'une visite d'Etat  de trois jours. 

     M. Sarkozy a été salué, à son départ de l'aéroport Mohamed  Boudiaf de Constantine, dans l'est de l'Algérie et dernière étape  de son voyage en Algérie, par le président algérien Abdelaziz  Bouteflika. 

     Lors de son séjour en Algérie, le président français a eu des  entretiens avec M. Bouteflika et rencontré de hauts dirigeants  algériens, dont le président du Conseil de la Nation (sénat  algérien) Abdelkader Bensalah, celui de l'Assemblée populaire  nationale Abdelaziz Ziari et le chef du gouvernement Abdelaziz  Belkhadem.  

     Les deux parties ont également signé plusieurs documents de  coopération, dont un accord de coopération sur le développement et l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, ainsi que quatre  contrats commerciaux d'un montant de 5 milliards d'euros portant  sur l'extension des contrats gaziers entre la société nationale  algérienne d'hydrocarbures Sonatrach et Gaz de France, la  réalisation d'un vapocraqueur d'éthane à Arzew, dans le nord-ouest de l'Algérie, la construction d'une centrale thermique à Terga,  également dans le nord-ouest, et l'exploitation et la maintenance  du métro d'Alger.  

     Par ailleurs, lors de son voyage mercredi à Constantine, le  président français a prononcé un discours devant les étudiants.  

     Cependant, le problème épineux de la colonisation française en  Algérie reste statu quo. Le président français a tenté d'aplanir  la polémique, qualifiant le système colonial de "profondément  injuste", mais ses propos sont jugés "insuffisants" par la partie  algérienne qui attend sinon les "excuses" au moins la "repentance". 

     "Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en Algérie  étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour  construire, sans l'intention d'asservir ni d'exploiter personne",  a déclaré le président français dans son discours à Constantine,  mais ses propos ont été sifflés par des étudiants, bien qu'il ait  ajouté que le système colonial "était injuste par nature et il ne  pouvait être vécu autrement que comme une entreprise  d'asservissement et d'exploitation".  

     Tout au long de son voyage en Algérie, le président français a  émis le souhait de voir que les deux pays puissent "regarder vers  l'avenir", mais les observateurs estiment que le parcours serait  zigzagué, si il n'y a pas de consensus des deux parties sur les  questions de l'histoire.  

     La France avait colonisé l'Algérie pendant 132 ans, avant  l'indépendance de cette dernière en 1962.