ALGER, 5 décembre (XINHUA) -- Le président français
Nicolas Sarkozy a quitté mercredi l'Algérie, au terme d'une visite d'Etat
de trois jours.
M. Sarkozy a été salué, à son départ de l'aéroport
Mohamed Boudiaf de Constantine, dans l'est de l'Algérie et dernière étape
de son voyage en Algérie, par le président algérien Abdelaziz
Bouteflika.
Lors de son séjour en Algérie, le président français
a eu des entretiens avec M. Bouteflika et rencontré de hauts dirigeants
algériens, dont le président du Conseil de la Nation (sénat
algérien) Abdelkader Bensalah, celui de l'Assemblée populaire
nationale Abdelaziz Ziari et le chef du gouvernement Abdelaziz
Belkhadem.
Les deux parties ont également signé plusieurs
documents de coopération, dont un accord de coopération sur le
développement et l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, ainsi que
quatre contrats commerciaux d'un montant de 5 milliards d'euros portant
sur l'extension des contrats gaziers entre la société nationale
algérienne d'hydrocarbures Sonatrach et Gaz de France, la
réalisation d'un vapocraqueur d'éthane à Arzew, dans le nord-ouest de
l'Algérie, la construction d'une centrale thermique à Terga, également
dans le nord-ouest, et l'exploitation et la maintenance du métro d'Alger.
Par ailleurs, lors de son voyage mercredi à
Constantine, le président français a prononcé un discours devant les
étudiants.
Cependant, le problème épineux de la colonisation
française en Algérie reste statu quo. Le président français a tenté
d'aplanir la polémique, qualifiant le système colonial de "profondément
injuste", mais ses propos sont jugés "insuffisants" par la partie
algérienne qui attend sinon les "excuses" au moins la "repentance".
"Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en
Algérie étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour
construire, sans l'intention d'asservir ni d'exploiter personne", a
déclaré le président français dans son discours à Constantine, mais ses
propos ont été sifflés par des étudiants, bien qu'il ait ajouté que le
système colonial "était injuste par nature et il ne pouvait être vécu
autrement que comme une entreprise d'asservissement et d'exploitation".
Tout au long de son voyage en Algérie, le président
français a émis le souhait de voir que les deux pays puissent "regarder
vers l'avenir", mais les observateurs estiment que le parcours serait
zigzagué, si il n'y a pas de consensus des deux parties sur les
questions de l'histoire.
La France avait colonisé l'Algérie pendant
132 ans, avant l'indépendance de cette dernière en 1962.